L’épopée scientifique du KSCFS

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  • Ce sujet contient 13 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par FSTH000, le il y a 4 mois. This post has been viewed 938 times
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  • #14858
    FSTH000
    Participant

    Episode 0 – Introduction

    Bonjour, amis Kerbonautes. Avant de commencer cette nouvelle aventure spatiale, j’aimerais revenir sur l’histoire de mon rapport à KSP et les débuts de ma carrière de Kerbonaute…

    Tout a commencé avec cet article de Science et Vie Junior, emprunté à la bibliothèque, qui présentait un jeu où l’on pouvait « lancer sa fusée virtuelle ». Intrigué (et intéressé), j’ai téléchargé la démo (version 0.18) et ai commencé à jouer. Pendant un certain temps, je ne savais même pas faire une orbite, juste m’élever et retomber. Je ne comprenais pas ce symbole bizarre qu’est le point de manoeuvre.

    J’ai mis le jeu de côté, avant d’y revenir quelques mois après. J’ai commencé à piger la mécanique céleste et j’ai ainsi pu faire ma première orbite. Toujours sans point de manoeuvre. J’ai par la suite réussi à aller jusqu’à Mun, complètement à l’arrache, et même à y atterrir. Mais sans espoir de retour. Je me souviens même qu’en 3eme, j’avais dessiné le plan d’une fusée munaire (beaucoup trop grosse pour ce type de mission). Faudra que je retrouve cette feuille, pour la reconstuire…

    J’ai ainsi rejoué au jeu de temps en temps, mais sans évolution notable. Ce n’est que bien plus tard, en 2017, que j’ai découvert la série de TheFantasio974 (http://bit.ly/2RWA8rd), qui fut pour moi une révélation : enfin je savais utiliser un point de manoeuvre ! Un nouvel horizon s’ouvrait à moi : je savais désormais envoyer des sondes sur Duna et faire revenir mes Kerbonautes de Mun ou de Minmus.

    J’ai rejoint le groupe Facebook Kerbal Space Program France (http://bit.ly/36WOvja) le 13 mai 2019, et leurs Kerbonautes ont motivé mon imaginaire et conduit à me dépasser et concevoir de nouveaux engins pour aller toujours plus loin. Leur aide me fut (et m’est encore) précieuse pour résoudre les problèmes se mettant en travers de ma route. C’est aussi le groupe, dont je suis désormais modérateur, qui m’a motivé à écrire les récits de mes missions, que vous lirez bientôt et qui proviennent de mes posts sur ce groupe.

    Entretemps, j’ai aussi découvert les tutos de Bill Silverlight (http://bit.ly/31mkRCW), qui ont enrichi mes connaissances de jeu, notamment en m’apprenant plus précisément le docking. Peu après, Brenda, communauty manager chez Squad, a remarqué un blueprint que j’avais posté sur Twitter juste parce que ce type de rendu me plaisait et m’a contacté. J’ai convenu avec elle de lui fournir un blueprint par semaine, qu’elle publie sur les réseaux sociaux officiels de KSP.

    Au moment de la sortie de la 1.8, j’ai acheté pour de bon le jeu sur Steam. Ma précédente partie en sandbox consistant à envoyer tantôt des télescopes spatiaux, tantôt des atterrisseurs dotés de caméra autour et sur toutes les planètes du système pour en tirer de belles images (avec le mod Tarsier), le tout avec MechJeb, j’ai voulu revenir aux sources et ai commencé une nouvelle partie en mode science, sans utiliser d’autres mods que Kerbal Alarm Clock. Ce sont les missions de cette partie, toujours en cours, que je vais vous conter.

    Enfin, parce que Dakitess avait lui aussi remarqué mes blueprints, je me suis rapproché du collectif KSC, dont les Suivez l’Guide m’ont encore appris des choses importantes, les plus notables étant la conception par réflexion inverse et le gravity turn. Leur contribution m’est là aussi précieuse, et c’est notamment pour les en remercier que je poste sur ce forum mes récits, recompilés et améliorés. Dernier évènement notable, ma persévérance concernant les blueprints a été récompensée : au même titre que Matt Lowne, j’ai reçu des cadeaux de la team Squad : un drapeau et un Jebediah en peluche, qui surveille désormais toutes mes missions.

    Vous connaissez désormais mon histoire de Kerbonaute, il est temps d’en aborder une autre : celle de mon programme spatial en mode science… l’épopée scientifique du KSCFS !

    • Ce sujet a été modifié le il y a 5 mois et 1 semaine par FSTH000.

    Plus de 100 heures de vol selon Steam, beaucoup plus en réalité... Je fais aussi des blueprints publiés chaque mercredi par les Facebook et Twitter officiels de KSP : https://www.artstation.com/fabiansteven

    #14871
    Dakitess
    Admin KSC

    Présentation très sympa avec les outils de mise en page, bien ouej’ !

    Récit sympa sur ton appropriation de KSP, on a tous des chemins un peu différent et similaire en même temps. Perso, j’ai direct cherché une communauté, après 1 semaines sur le jeu, sachant que je n’utilisais jamais de Forum jusque là : j’ai bien senti que c’était un jeu orienté full communautaire pour se faire plaisir 🙂

    ------------ L'ensemble de mes créations ---------------- Challenge KSC2 - VENERA ! ----------------------- Ma chaîne Youtube ! ----------------------------------

    #14873
    FSTH000
    Participant

    Episode 1 – Premiers vols

    La partie créée, je me retrouve dans le VAB : tellement peu de pièces comparé à d’habitude… Je commence avec un pod sur le pas de tir. Un bête pod, avec juste deux conteneurs de Mystery Goo. Rien qu’en faisant un rapport d’équipage, un rapport d’EVA, en récupérant de la poussière carbonisée du pas de tir et en étudiant le Goo, je récupère assez de science pour débloquer de nouvelles pièces, dont le thermomètre. Je passe au stade du vol suborbital, en ajoutant un booster sous le pod, et atteins ainsi une altitude de 50km. J’atterris et je recommence, encore et encore. Quelques vols et pièces débloquées plus tard (et aucun kerbal mort, je tiens à préciser), j’ai réussi à atteindre l’orbite, et pas une petite : 1000 km c’est plutôt pas mal, et ça vous fait une belle vue. Une fois le petit besoin d’ego de Jebediah satisfait, je décide de redescendre, d’une manière économique : un bon aérofreinage.
    Optant donc pour la douceur (au dernier vol, mes deux conteneurs de Goo sont partis à la rentrée atmosphérique), j’abaisse le périapsis à 66 km, et laisse la physique faire son travail. Seulement voilà : à la vitesse du vaisseau (plus de 2000 m/s) et la densité de l’atmosphère à cette altitude, le freinage se fait doucement. Trop doucement. A la dixième rotation (seulement 200 km de perdus), je perds patience et décide d’aider la physique. Seulement voilà, j’ai largué le dernier étage de la fusée (pour une rentrée atmosphérique c’est logique), et je n’ai donc plus de moyen de propulsion pour freiner. J’ai donc pris les choses en main : arrivé à l’apoapsis, je me suis mis en rétrograde (bouclier vers l’avant) et ai envoyé Jeb descendre pour pousser. Littéralement. Il est allé se coller au bouclier thermique, et a poussé avec son petit jetpack.

    Comme la différence entre apogée et périgée est importante (quasiment 1000 km), la petite poussée à l’apogée provoque une diminution consécutive de l’altitude du périgée. Une minute plus tard, voilà mon apogée réduite à 48 km (eh, ça reste un jetpack, hein). Mais ça change quelque chose : en deux tours mon apogée s’est abaissée jusqu’à 400 km ! Encore quelques tours et ça devrait être bon. Je fais rentrer Jeb, et serre les fesses : la rentrée reste rude, mais rien n’est parti ! Le vaisseau s’est posé sans encombre dans les plaines de Kerbin, un biome que je n’avais pas encore visité : encore de la science en plus, ce qui me permet de débloquer des réservoirs de la taille au dessus, mais aussi le fameux fuel duct, essentiel à l’asparagus (même si pour l’instant les boosters sont plus efficaces, quoiqu’en mélangeant les deux…) !

    Afin de débloquer les moteurs qui vont avec les réservoirs, pour ensuite (peut être) aller vers Mun, je décide de lancer une expédition vers… le pôle nord de Kerbin. Point de mesure ou de rapports dans l’espace, tout sera fait une fois atterri sur place, afin de récupérer un maximum de science. Concernant mon vaisseau, j’ai remplacé les 4 parachutes rouges par 2 parachutes bleus, situés de chaque côté de la baie d’expériences. J’utilise ainsi judicieusement l’espace libéré sur ma capsule en rajoutant 2 baromètres, ce qui porte mon nombre d’instruments à 15 (5 baromètres, 7 thermomètres, 2 Mystery Goo et une baie d’expérience). J’ai remplacé le LV-T30 par deux Mk55, qui fournissent à eux deux une poussée égale, mais pèsent moins lourd.

    Une chose est sûre : l’orbite polaire est plus délicate à mettre en place qu’une simple orbite équatoriale. Mais j’y arrive, et quelques minutes plus tard, la capsule descend au bout de ses 3 parachutes vers l’étendue glacée. Mission accomplie.

    Pour la mission suivante, je décide d’aller faire le tour de Mun. Un décollage, une mise en orbite et un transfert plus tard, Jebediah peut enfin admirer de près la splendeur du satellite naturel de Kerbin. Je règle mon orbite de façon à faire autant les expériences en orbite haute qu’en orbite basse. Une fois les données récoltées, je m’arrache pour retourner sur Kerbin. Prochaine mission : faire atterrir un kerbal sur Minmus !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 5 mois et 1 semaine par FSTH000.

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    #14966
    FSTH000
    Participant

    Épisode 2 – Escapades sur les lunes et premier labo

    Pour ce premier voyage au delà de l’orbite de Kerbin, je ne me suis pas cassé la tête : j’ai repris mon vaisseau précédent, le FS Science Orbiter II, et remplacé les deux Mk-55 par un Terrier et ai rajouté quatre pieds. Vous ne voyez pas d’échelle ? C’est normal, il n’y en a pas besoin : le jetpack suffit.

    Le voyage s’est passé sans histoire, et Jeb s’est finalement posé sur l’une des étendues plates de Minmus, non loin d’une montagne. Les mesures effectuées et les rapports et échantillons récupérés, Jeb est reparti, et est revenu sans encombre sur Kerbin. La récolte fut lucrative : 400 science. C’est là que je me rendis compte que la redondance d’instruments ne servait à rien : les valeurs des relevés pris dans un même biome ne s’additionnent pas.

    Pour le prochain voyage, je construisis un lander plus efficace : pensé pour ramener le plus de science possible, il ne possède plus qu’un instrument de chaque type (sauf les conteneurs de Goo, pour la symétrie), le kerbonaute sortira pour ramener les données dans le pod, afin de réaliser les mesures à un autre endroit. De ce fait, changement d’équipage : Jebediah laisse sa place à Bob, qui grâce à ses compétences de scientifique pourra réinitialiser le Science Jr, et dans une moindre mesure les conteneurs de Goo. La fusée a été allégée, le nombre de moteurs latéraux passant de quatre à deux. C’est au décollage que j’ai pu pour la première fois expérimenter réellement le gravity turn, découvert quelques semaines plus tôt avec le Suivez l’Guide de Dakitess. Pourquoi seulement maintenant ? J’ai attendu d’avoir bien assimilé la théorie en regardant au moins trois fois la vidéo avant de passer à la pratique. La technique fut payante : seulement 400 m/s de circularisation, contre plus de 1000 auparavant !

    Après un voyage… ordinaire, Bob se pose dans les hautes plaines de Minmus. Après être descendu et planté le drapeau, il a fait son rapport d’EVA et prélevé son échantillon. Il est ensuite allé en jetpack jusqu’à un gros caillou, visible au loin depuis le lander. Mais il n’en a rien pu faire : ça ne s’analyse qu’avec le bras de scan de Breaking Ground, ces trucs là. Je suis donc revenu au lander, et après avoir effectué mes mesures, je quitte la surface de Minmus, réalisant une dernière expérience de Goo en altitude, avant de revenir vers Kerbin. Test en conditions réelles réussi pour le module de rentrée atmosphérique (pour revenir de Minmus en 1 aérofreinage, mettez la hauteur a 45km) ! Bilan de la mission : 550 science !

     

    Pour faire plus de science, j’ai lancé un labo avec coupole à 1000 km au dessus de Kerbin. Malheureusement, la station s’est vite retrouvée en panne sèche d’électricité, pour cause de mauvaise gestion de la consommation à la conception. En attendant que la nouvelle version soit prête, je lance une mission vers Mun. J’ai rajouté au lander un conteneur à science pour stocker toutes les expériences : loin de Mun, près de Mun, sur Mun… tout je vous dis ! Et pour transférer ces données et surtout pour reset les expériences, c’est Bob qui s’y colle ! Il s’est finalement posé sur Mun, et a fait ce qu’il devait faire. Brave Bob. Il est déjà temps de rentrer. Cependant j’étais trop juste, question delta-v : à la fin de la mise en orbite, j’en avais plus que 482 : trop peu pour rallier Kerbin si j’en crois la carte de delta-v. Mais j’ai usé d’une astuce, qui m’a bien sauvé quand le réservoir fut vide : terminer les manœuvres au RCS. Finalement, le vaisseau a amerri sur un beau coucher de Mun… et BIM 554 science ! Mon idée d’ajouter un conteneur a science à payé. Pour éviter la panne sèche, je garderai dorénavant le dernier étage de la fusée le plus longtemps possible : une fois en orbite il reste 800 m/s dedans, c’est dommage de les gâcher…

    J’ai repris mon labo, et une fois modifié pour qu’il ne tombe plus en panne d’électricité, je l’ai mis sur des roues avec des instruments : je vous présente le Labobus, destiné à glaner de la science sur le KSC ! Malheureusement, la pauvre bête s’est retournée, non sans avoir produit 30 science (je crois). En prévision de remplacer la station par une version plus efficace, j’ai envoyé un vaisseau vide piloté à distance pour ramener les Kerbonautes à bon port, avant de désorbiter la station, qui étonnamment a bien résisté à la rentrée atmosphérique. Côté technologie, j’ai débloqué une plus grande roue à réaction, mais aussi le moteur nucléaire : à moi les voyages interplanétaires ! Peu après, j’ai mis la nouvelle version de ma station en orbite. Elle dispose de 4 jeux de 3 instruments (Goo/thermomètre/baromètre) pour réaliser des mesures a différents stades du vol via des groupes d’action. Et ça marche plutôt bien, 3 science par jour. Et niveau électricité, tout va bien !

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    #14980
    FSTH000
    Participant

    Episode 3 – Premier pas sur Duna

    Le moteur nucléaire débloqué, j’ai construit un vaisseau interplanétaire en Asparagus, avec un lander. Par précaution, je n’ai pas envoyé Bob risquer sa vie, mais un Kerbal scientifique dont j’ai pas retenu le nom. Pour lancer ce vaisseau, j’ai repris ma fusée Asparagus à 4 moteurs latéraux, où pour ces derniers j’ai remplacé les RE-I5 par des RE-M3, afin de donner plus de patate. Quelques struts, et une fois la bonne configuration de planètes atteinte (c’est loooooooooooooooong), je décollai finalement du pas de tir du KSC. Une fois en orbite, je me la suis joué Apollo, en détachant mon vaisseau du lander encore accroché au 2e étage, et en le retournant pour finalement le docker au lander. Pour la manœuvre d’injection en orbite solaire, bien qu’il restait 300 m/s dedans (sur les 900 que je devais faire), j’ai décidé de larguer l’étage. Pourquoi ? 1. J’ai une bonne réserve de delta-v ; 2. avec une puissance de moteur pareille pour une telle longueur, c’est instable ; 3. Parce que j’aime le challenge ; 4. M’en fous, j’ai du delta-v en réserve.

    Une fois sorti de la SOI de Kerbin et ma trajectoire vers Duna programmée, je retournai au KSCFS faire deux choses : transmettre les 499 science de mon labo (niveau batterie c’était juste, la transmission s’est finie juste avant la panne sèche) et construire un satellite de communication (avec la nouvelle antenne relais et nouvelles batteries fraîchement débloquées), histoire de pallier les difficultés du vaisseau en la matière (quatre 16-S, qui en plus sont placés sur les réservoirs latéraux amenés a se découpler faute de place. Vous avez dit efficacité ?).

    Le satellite étant léger, j’utilisai ma petite fusée a 2 moteurs latéraux (celle qui a lancé le lander pour Minmus et la station). Après avoir envoyé un satellite en orbite solaire (ce qui n’eut aucun effet sur le vaisseau, qui se retrouvait déjà avec les commandes verrouillées), j’en envoyai un autre vers Duna. Mais le vaisseau arriverait sur Duna avant le satellite. J’ai donc fait la circularisation sans nœud de manœuvre, à l’instinct. Le satellite est arrivé, et son réservoir est tombé à court de carburant 50 m/s avant la circularisation parfaite autour de Duna. M’en fiche : il est en orbite (un peu au delà de l’orbite de Ike), c’est tout ce qui compte. Le moteur nucléaire est vraiment le meilleur, je n’ai largué que deux réservoirs latéraux sur les six. Quant je vous disais que ça serait large pour le retour…

    Le contact a donc été repris entre le vaisseau et Kerbin, à hauteur de 41%. N’ayant pas de conteneur à science, j’enverrai les rapports et expériences d’altitude par radio, et garderai les relevés effectués au sol. Le vaisseau s’est placé sur une orbite équatoriale de 75km, en pointage anti-normal (il n’a ni RCS ni commande à distance). J’ai donc détaché le lander et suis descendu vers la surface de Duna. Je comptais sur l’atmosphère pour faire un atterrissage entièrement aux parachutes, mais l’effet de freinage n’est pas assez important : à 2000m du sol ma vitesse était encore trop importante pour que les parachutes puissent s’ouvrir j’ai donc un petit peu freiné au moteur pour que le déclenchement se fasse. Ma vitesse de descente finale était de 12 m/s, légèrement au dessus de la tolérance des pieds : j’ai freiné légèrement avant le contact, qui se fit à 7 m/s.

    Vraiment, et je n’aurai de cesse de le dire, le revamp des textures de surface est une des choses les plus géniales qu’ait fait Squad. Pour vous donner une idée, en voyant le paysage, j’étais bouche bée en disant à voix basse « wouaah, que c’est beau » : la dernière et unique fois que j’ai eu ce ressenti en voyant un truc sur un écran, c’était devant le plan aérien de la Tyrell Corporation dans le final cut de Blade Runner. Merbie Kerman profite également du paysage, mais avouons le, c’est plus joli quand on est dehors, non ? Je fis donc faire à mon kerbonaute ses premiers pas sur Duna, et plantai le drapeau une dizaines de mètres plus loin. Une fois le rapport et le prélèvement effectué, pas le temps de niaiser, il faut penser à repartir ! En donnant un coup de warp pour placer le vaisseau interplanétaire dans une position adéquate pour le docking, je me rends compte que le lander se trouve pile sur le terminateur de la planète. Je reviens à la vue normale, et le coucher de soleil est si beau que je fais redescendre Merbie le temps d’une photo. Peu après, je décolle. Je pensais compter sur le gravity turn, mais ça marche avec une fusée de 100 tonnes, pas avec un petit lander ! Ma trajectoire suborbitale est donc très moche et ma circularisation pas très optimisée. Mais ça va, il me reste 300 m/s de réserve !

    J’arrive finalement en vue du vaisseau, qu’il n’a pas dévié d’un degré de la position où je l’avais laissé (laissez toujours vos fusées en orbites pointées vers le marqueur normal, quand vous descendez à la surface ; merci Bill Silverlight). Cependant le docking est plus délicat que prévu : à cause de l’échelle, je n’ai pu mettre que deux RCS sur le lander, ce qui fait qu’il ne peut translater que sur deux axes (avant arrière et haut bas) ! Pour faire une translation dans l’axe manquant, je dois tourner le vaisseau d’un quart de tour pour pouvoir pousser dans la bonne direction. Éprouvant. Mais j’ai fini par me docker avec succès ! J’ai envoyé tous mes rapports à Kerbin (jamais de déperdition de science). Pour les instruments, j’ai fait sortir Merbie pour les récupérer.

    A l’origine, j’avais 2 paires d’instruments : une pour l’atmosphère et une pour la surface. Malheureusement, occupé à par l’atterrissage puis le décollage, j’ai oublié de faire les mesures en atmosphère. Pas grave, mon labo me rapporte assez de science comme ça : la preuve, je ne me suis pas gêné à envoyer les mesures dans l’espace au dessus de Duna avec une connexion moisie (41%). Encore en orbite autour de la planète, j’ai désamarré le lander et ai programmé mes points de manœuvre. Et oui, je parle au pluriel car j’ai programmé deux points de manœuvre en même temps. Un pour s’échapper de Duna, et un autre, situé un quart d’orbite plus loin, pour la rencontre avec Kerbin. Dans ce genre de situation, c’est beaucoup mieux de prévoir comme ça que de faire au fur et à mesure. D’autant plus que d’après ksp.olex.biz, les planètes n’étaient pas du tout dans la configuration idéale pour un retour (chose amusante, elle l’étaient lors de mon 2e point de manœuvre). Durant le second burn, je largue encore une paire de réservoirs. Il m’en reste alors trois, et presque 8000 m/s de delta/v. Longtemps plus tard, j’arrive finalement en vue de Kerbin. Je burn un coup pour ramener le périapsis à 50km, pour profiter de aérofreinage. Il reste 7700 m/s dans le vaisseau. Mais en l’état, si je ne fais rien de plus, je risque d’arriver à près de 4000 m/s sur l’atmosphère, ce qui n’est pas très recommandable. Passé l’orbite de Mun, le décide de donner un bon coup de frein : plus de 1000 m/s de perdus ! Mais la manœuvre a son effet pervers : le périapsis a disparu et la trajectoire forme un angle d’environ 50 degrés avec Kerbin, ce qui s’est très brusque. Pourvu que ça passe.

    Je larguai donc le corps principal de mon vaisseau, auquel il restait deux réservoirs latéraux et… environ 6500 m/s de delta-v. Je warp jusqu’à me rapprocher de l’atmosphère (avec le clic sur trajectoire puis « avancer ici », c’est mieux que l’interface ordinaire), et passe en warp physique x4 passé les 70km. Et là je vous jure, la capsule est passée de 69 km à 20 000 m en à peine 3 secondes, soit douze secondes en temps réel. L’aiguille des G à littéralement frappé le haut du cadran, laissant supposer un facteur de charge absolument obscène (j’ai pas regardé combien, mais si j’avais activé l’option, Merbie serait sans doute dans les pommes, voire pire) et les parachutes ont failli exploser ! Finalement, la capsule se pose dans les déserts de Kerbin. Durant la descente, j’ai pris le risque de faire sortir Merbie pour faire un rapport, au pire s’il était tombé il lui restait son parachute. Bilan : 520,9 science (j’ai pris la solution de facilité en envoyant les expériences effectuées dans l’espace au dessus de Duna, au lieu d’aller les chercher pour les ramener dans le pod), mission accomplie !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 5 mois et 1 semaine par FSTH000.

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    #15038
    FSTH000
    Participant

    Hors Série I – Découverte de la toute première version de Kerbal Space Program

    Motivé par le fait d’avoir pu remettre la main sur ce qui m’a fait découvrir KSP (NDLR : c’est a ce moment là que j’avais acquis le Science et Vie Junior), une idée à finalement germé : jouer sur la toute première version de KSP jamais sortie. Je télécharge donc cette version (disponible avec d’autres versions jusqu’à la démo sur https://forum.kerbalspaceprogram.com/index.php?/topic/173007-old-versions-of-ksp-revived-and-refound/) et la lance.L’écran principal du jeu s’affiche, dans le silence le plus total. Juste 3 boutons : Start Game, KSP Communauty (qui renvoie vers le site officiel) et Quit. Pas de menu d’options. Et évidemment le qwerty est de rigueur. Je clique sur Start Game, et après un temps de chargement sur fond d’écran noir, je manque de pousser le fameux ouh de Roblox en voyant le KSC : juste le VAB, qui est, avouons le, assez horrible à voir (vive le retexturing) et le pas de tir. Et aussi des petits lacs avec des palmiers. Je rentre dans le VAB. Toujours le silence, le bâtiment est sombre et désert. Pas d’outil de symétrie, ni de centre de masse ou de poussée Qu’importe, je construis une première fusée, avec le peu de pièces que je dispose (1 capsule, le LVT30, le booster Hammer, 1 découpleur de chaque type (normal ou radial), 1 SAS, 1 réservoir, 1 parachute). La pose des pièces est lente (si vous cliquez pas bien sur l’emplacement de pose ça efface la pièce) et l’arrangement de l’arbre de staging laborieux.La fusée est maintenant terminée, allons la lancer ! Je retrouve à cette occasion Jebediah, Bob et Bill Kerman, alors seuls astronautes qualifiés de tout Kerbin. Après avoir mis les gaz à fond, je presse la touche espace. La fusée s’élève dans un vacarme assourdissant que je reconnais immédiatement (le son n’a pas changé dans la démo, qui fut la premère version de ksp à laquelle j’ai joué). Hélas, la fusée part vite sur le côté, le seul controle que le peux avoir sur le SAS n’étant activable qu’en pressant la touche F, et quand je dis ça je veux dire la touche enfoncée. Je découple en catastrophe mes boosters. Tout explose, ne reste que la capsule. Je la fais atterrir… à 12 m/s, un peu rude. Tiens, l’ombre est pas raccord. Pas grave. Par contre, le résumé de ma mission est catastrophique.
    J’enlève donc les boosters et recommence. Cette fois la fusée s’élève correctement. Impossible cependant (sauf pour les boosters) de savoir le carburant restant. J’arrive à maintenir la fusée en maintenant F, mais le moteur du 2e étage s’arrête déjà. Pendant mon ascention, j’aperçois une petite tâche pâle dans le ciel noir : serait-ce un premier aperçu de Mun ? Après avoir atteint l’altitude de 26500m, je redescends, accroché au parachute, admirant le paysage assez chaotique de Kerbin, avant de me poser sur l’eau. Littéralement (jusqu’à la 0.11, l’eau était considérée comme solide). Mes kerbals en sont sidérés (regardez les, ils ont même plus de bouche).

    C’est tout. Déjà ? Oui : les possibilités avec cette version sont extrêmement restreintes : sans map, impossible de connaître sa trajectoire et donc de se mettre en orbite. Visiblement, le vol suborbital était la seule chose faisable. Mais je ne critique pas : cette version était plus un aperçu du sujet du jeu, qui s’est déjà vite amélioré en quelques mois (allez voir la section « historique des versions », très complètes, de la page wikipédia de KSP, elle aussi très riche). Rappelons le : KSP est à l’origine un jeu indépendant, développé au Mexique, grâce à l’ambition d’un passioné d’espace qui durant son adolescence, s’amusait à accrocher à des fusées d’artifice des petites figurines à la peau verte, qui surnommait… les Kerbals.</p>

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 5 mois par FSTH000.

    Plus de 100 heures de vol selon Steam, beaucoup plus en réalité... Je fais aussi des blueprints publiés chaque mercredi par les Facebook et Twitter officiels de KSP : https://www.artstation.com/fabiansteven

    #15040
    FSTH000
    Participant

    Épisode 4 – Kerbal Dres I et labo pour Duna

    Pour pallier les problèmes de translation de mon lander, je lui ai ajouté des RCS linéaires sur l’axe manquant. Je rajoute aussi deux fois plus de struts pour plus de rigidité et remplace le double découpleur par un séparateur. Ensuite, puisque un sat relais était en route pour Dres, une idée assez fêlée a germé dans mon esprit : et pourquoi pas envoyer un kerbal sur Dres ? D’après la carte de delta/v ce n’était pas onéreux… Puisque le sat n’était pas parti il y a très longtemps, j’ai utilisé la configuration céleste en place. Une fois en orbite (après avoir réalisé des mesures avec les nouveaux instruments), j’ai opté pour la technique de transfert suivant : envoyer le vaisseau dans la direction du prograde de Kerbin (puisque Dres est une planète « extérieure »), puis une fois sorti de sa SOI, faire 2 points de manoeuvre successifs pour corriger l’inclinaison et pour faire le transfert vers Dres. Mais voilà : les antennes haut gain, contrairement à ce que leur nom indique, ne sont pas du tout efficaces : à la fin de mon premier burn, je n’ai pas pu enlever le point de manoeuvre (commandes verrouillées car plus de contact), et l’envoi d’un relais autour de Minmus n’a rien changé. J’en ai profité pour mettre les mêmes antennes que les sat sur le vaisseau dans le VAB. Heureusement (après la mise en orbite du relais autour de Minmus), le premier point de manoeuvre s’est miraculeusement effacé, ce qui m’a permis de faire mon (très long) deuxième burn. Temps avant l’arrivée dans la SOI de Dres : plus de deux ans, et le sat relais arrive 90 jours plus tard. Courage Merbie ! J’arrive finalement en vue de Dres, mais faute de pouvoir faire un point de manoeuvre, j’ai du circulariser à l’aveugle, ce qui a duré anormalement longtemps (logique en fait, Dres étant une planète avec peu de gravité, la vitesse orbitale moyenne est plus faible, et la circularisation est donc plus longue. Je finis par être en orbite autour de Dres, mais les réservoirs du vaisseau accusent 3800 m/s de delta-v restant. Je sais pas si c’est assez pour rentrer sur Kerbin (sachant que les manoeuvres orbitales autour de Dres coûtent un delta-v si faible que négligeable, en théorie). Après j’en aurai sans doute un peu plus puisque je laisserai le lander sur place, et si j’arrive à transférer de manière équitable le carburant de ce dernier dans les deux réservoirs latéraux. Et le sat ? La circularisation s’est faite sans problème.
    Délaissant un moment Merbie, je décide de lancer un labo interplanétaire autour de Duna. J’ai finalement vu juste en remplaçant les 4 Skippers latéraux de ma fusée par des Mainsail, car cette dernière s’est finalement mise en orbite, emmenant avec elle le vaisseau nucléaire. Comme l’orbite d’attente de la station n’était pas régulière (la fatigue, sans doute), j’ai placé ma fusée sur une orbite de 250 kilomètres, pour l’intercepter « par le haut ». Arrivé à proximité, je ne me suis pas cassé la tête : j’ai orienté la station vers le vaisseau, et j’ai avancé doucement. Après une première tentative ratée (j’étais à 3m/s, essayez de freiner une fusée de 50 tonnes avec 4 pauvres RCS), j’ai finalement réussi à m’amarrer à la station. J’ai programmé une alarme pour la prochaine fenêtre de tir vers Duna avec Kerbal Alarm Clock.La préparation de la station pour Duna étant terminée, revenons à Merbie Kerman, que nous avions laissé en orbite autour de Dres : il est temps d’atterrir ! Je place comme à mon habitude le vaisseau dans l’axe normal, de façon à le retrouver « à la même place » qu’en partant, et désamarre le lander, non sans y avoir transféré Merbie. Je décide de me poser à la limite entre une zone sombre et une zone claire, que mon esprit naïf a pris pour une limite de biome. Je pensais ainsi faire deux fois plus d’expériences et de relevés, et donc deux fois plus de science ! L’atterrissage se fit sans problème, j’ai seulement du remonter deux fois pour trouver un terrain pas trop en pente [y’a un gros cratère pas loin]), et je finis posé dans les crêtes de Dres, avec un minivolcan à proximité (malheureusement sans intérêt scientifique pour moi). Une fois les expériences faites (toutes en même temps avec un groupe d’action) et le rapport d’équipage envoyé, il est temps pour Merbie de faire ses premiers pas sur Dres ! Une fois le drapeau planté et les relevés effectués, il est temps de récupérer les relevés des instruments pour les ramener dans le lander. Heureusement, comme la gravité de Dres est faible et que la récupération des données se fait à la souris, il n’est pas difficile d’effectuer cette opération en se maintenant à la bonne hauteur avec le jetpack ! Ceci étant fait, il est déjà temps de remonter à bord ! Je fais décoller le lander pour le faire se poser plus à l’ouest, dans la zone sombre. Las : il s’agit du même biome ! Sur place, je réalise cependant la mesure de température, ayant oublié de récupérer la mesure précédente. En attendant le décollage, je déploie mes panneaux solaires, car les envois de rapports ont sérieusement entamé mes batteries. Mais Merbie commence à s’ennuyer, et commence à regarder la photo de Kerbin épinglée au dessus de la fenêtre. Il est temps de repartir.
    Les panneaux solaires repliés, je décolle, prenant immédiatement un angle de 45° pour optimiser ma circularisation, avant de couper les moteurs une fois les 15 km d’apoapsis atteints. La circularisation terminée, je me rends compte je je suis absolument pas bien placé pour un docking : Merbie était tellement pressé de repartir qu’il n’a pas songé à attendre que le vaisseau passe au dessus de sa position… Je décide donc de switcher sur le satellite pour avoir une possibilité de warp plus grade, et attends que le lander passe sous le vaisseau. Seulement, malgré mes efforts, je n’arrive pas à avoir une rencontre assez proche. Ma distance avec le vaisseau est alors de 8 km. C’est là que je me dis : et pourquoi pas ? J’annule ma vitesse relative, pointe vers le vaisseau et pousse jusqu’à 10 m/s.

     

    Et c’est parti pour un trajet de 8 km ! Un trajet à haut risque, ma trajectoire menant parfois à une rencontre brutale avec le sol. J’arrive finalement à proximité du vaisseau, qui n’a pas bougé par rapport à la planète (en terme d’orientation, vu qu’il est pointé en normal). Je rentre les antennes, pointe donc le lander vers l’anti-normal, et pour plus de facilité oriente le lander de façon à ce que chaque commande de translation se traduise par un mouvement dans le même sens. Après m’êre approché en jonglant avec les orientations de caméra sur les différentes pièces pour faire de jolies photos, je parviens à enquiller le lander sur le vaisseau. Je fais sortir Merbie (décidément tous mes docking de lander se sont faits de nuit) pour récupérer les dernières données prises par les intruments du lander sur le sol de Dres. Seulement… au moment de rentrer dans le pod du vaisseau principal, le jeu m’indique que le pod a atteint sa capacité maximale, et qu’il me faut jeter les expériences pour rentrer. Hors de question. Je rentre donc dans le lander, et transfère mon kerbonaute vers le pod via le port d’amarrage, et consulte les données stockées dans le lander : il n’en reste qu’une (la température à la surface de Dres). Je consulte les données stockées dans mon pod, qui sont au nombre de 16 : en fait, le jeu ne m’imposait de jeter UNE expérience, car la capacité maximale du pod est de 16 ! Je vais donc laisser ce relevé dans le lander, ou plutôt l’envoyer, pour récupérer un peu de science… Merbie a transféré le peu de fuel du lander qui restait dans le vaisseau principal, et se prépare à repartir de Dres… dans 200 jours.
    En attendant, j’avance jusqu’à la fenêtre de tir vers Duna. Il y avait le risque, pour un long burn, de voir ma trajectoire rentrer dans Kerbin, à cause du fait que comme le burn est long (10 minutes), mon pointage est dirigé vers Kerbin. Eh bien ce risque ne se réalisa pas, d’autant plus que ma manoeuvre d’éjection se trouvait près du périapsis. J’ai à je moment là une réserve de 9817 m/s, largement assez pour revenir de Duna. Je corrige mon orbite pour en avoir une de 200 par 200. Même en x4, l’ensemble a bien réagi niveau physique, ma trajectoire est finalement programmée. Arrivé près de l’orbite de Minmus, je réalise les expériences, et commence à rechercher un max de science (5 par jour, soit plus de 1200 science à mon arrivée sur Duna, dans environ 250 jours. Ma trajectoire se terminera sur une orbite polaire. Car oui, j’ai réussi le transfert du premier coup, car j’ai enfin pu utiliser ksp olex correctement, et c’est ça qu’est bon ! En parlant de ksp olex, il est temps d’effectuer les caculs pour ramener Merbie à la maison ! Le site ne prend pas en compte la différence d’inclinaison du plan orbital, et recommande de faire la correction a mi parcours. J’ai donc posé un second point de maneouvre avant même d’avoir fini le premier, puis un troisième, et enfin un quatrième. Je vous cache pas que ça va être chaud niveau fuel…

    Le moment est donc venu pour Merbie de dire au revoir à Dres. Je quitte la planète en me demandant comment gérer les prochains noeuds sachant que mes commandes serontr bientôt verouillées à cause du défaut de conception concernant les antennes… Mais je n’ai pas eu le temps d’y penser plus, car Kerbal Alarm Clock me rappela à l’ordre en m’informant que ma station interplanétaire était sur le point de rentrer dans la SOI de Eve. Je laissai donc Merbie à ses occupations, qui se résument à regarder par la fenêtre ou la photo de Kerbin accrochée au tableau de bord, pensant à ses amis Kerbals qui lui manquent, le tout en grignotant quelques chips. Je revins donc à mes trois Kerbals dont j’ai oublié le nom, et programmai une maneouvre de façon a avoir un periapsis de 50km, ce qui m’amena à une rencontre avec Ike. Je changeai donc de programme et décidai de me circulariser autour du satellite de Duna pour y effectuer les expériences à basse altitude. Mais c’est à ce moment là que KAC me lâcha, et il ne tua pas le warp au bon moment, l’arrêtant une heure après la maneouvre. Je recharge et recommence, mais affiche cette fois la fenêtre de fin de warp au moment de valider l’alarme ! Trop c’est trop, je ferme le jeu et installe la dernière version du mod, qui par la suite fonctionna normalement. Mais avec tout ça j’ai raté la maneouvre, et me résous à me mettre en orbite autour de Duna, à une altitude de 60km. A ce moment là, le labo turbinait à 18 science par jour à plus de 700 données, ce qui m’empêcha de faire d’autres expériences.
    Revenons à Merbie : finalement, les points de maneouvre s’effacent à partir d’un certain temps quand on warp jusqu’au point suivant avec KAS activé… sauf le dernier, puisque il n’yen a plus après. Avec les commandes verrouillées, impossible d’effacer le noeud, ce qui ne permet pas de savoir ma distance la plus proche de Kerbin. Finalement, les quelques burn désespérés pour avoir une rencontre firent tomber mon delta-v à 280. C’est fini, Merbie ne reverra plus jamais les siens… frappé par la rage et le désespoir, il voulut en finir en se jetant dans l’espace et en poussant le plus possible jusqu’à épuisement de son jetpack, mais se ravisa, ne voulant pas perdre de vue le seul morceau de Kerbin qui lui reste. Puisque je ne peux me résoudre à abandonner Merbie, qui déprime de plus en plus (et toute la science avec), je décide de lancer une mission de sauvetage : j’utilise les 1000 points de science en réserve pour débloquer le meilleur module de contrôle à distance. Je l’intègre à mon vaisseau interplanétaire sans lander, auquel j’ai mis les bonnes antennes, et lance la fusée sans plus de cérémonie.

    Une fois circularisé, je burn tout de suite, sans point de manoeuvre, de façon à m’échapper de Kerbin. Une fois ceci fait, je marque le vaisseau de Merbie en cible… et pousse un soupir de soulagement : les marqueurs de proximité sont proches l’un de l’autre, et pas séparés par la moitié du système solaire ! Quelques manoeuvres plus tard, je ramène la rencontre à 7km. Merbie est presque sauvé, mais il ne le sait pas : isolé dans sa capsule, sans contact avec Kerbin, le pauvre Kerbal, qui a terminé le dernier paquet de chips, a détaché la photo de Kerbin de son support, et regarde sa planète natale en pleurant, caressant doucement la photo de sa petite main mouflée en pensant à ses amis (et peut être petite amie, qui sait) qu’il, pense-t-il, ne reverra plus jamais…
    Arrivé à 20 minutes du point de rencontre le plus proche, je décide de donner un grand coup de frein, et je pèse mes mots : plus de 6000 m/s de delta-v à annuler. Après un très long burn, je pointe le vaisseau vers la cible et pousse. Garder la direction de mouvement du vaisseau et la cible alignée n’est pas facile, sans RCS… Résigné à son sort, Merbie leva machinalement la tête vers le hublot de la cabine, et à ce moment là faillit s’étrangler de surprise : là dans le hublot, à quelques dizaines de mètres, se trouvait un autre vaisseau, identique au sien ! Impossible selon lui, c’est sans doute une hallucintion due à la fatigue accumulée et au stress. Afin d’en avoir le coeur net, il enfila son casque afin de sortir vérifier : le vaisseau était toujours là, immobile. Merbie reprit espoir : ce vaisseau était pour lui, et il allait le ramener à la maison !

    Il se jeta sur les commandes pour s’orienter en direction du vaisseau de secours, et les opérateurs du KSCFS firent de même. Merbie donna un léger filet de gaz, avec une pointe d’appréhension : sans RCS, il ne pouvait ni corriger sa trajectoire, ni ralentir pour permettre un amarrage en douceur ; même chose pour le vaisseau de secours. Mais il fut bientôt rassuré, car après s’être cherchés quelques instants, les deux ports d’amarrage se solidarisèrent dans un « clonk » victorieux. Tout joyeux, Merbie passa dans l’autre cabine : les communication étaient rétablies, et il put échanger quelques mots avec Gene Kerman, Wernher von Kerman, mais aussi sa femme, soulagée d’entendre sa voix. Une fois le carburant restant du vaisseau transférés dans celui de retour, Merbie s’apprête à appuyer sur le bouton ordonnant le désamarrage des deux vaisseau. Au moment d’effectuer cette action, une pensé traversa son esprit : les expériences ! En effet, dans son euphorie, il avait oublié d’emmener les 15 rapports d’expérience, qui étaient restés dans la capsule. Et même si quoi qu’il arrive, le KSCFS l’accuillera en héros, Merbie, comme tout bon Kerbonaute, avait une certaine conscience professionnelle. Saisissant l’occasion, il sortit dehors, et vola jusqu’à l’autre pod pour y récupérer les précieuses expériences. Il en profita pour regarder dans la direction supposée de Kerbin, pensant à son monde qu’il reverrait bientôt. Et ce bref moment de contemplation me permit de faire une jolie photo !
    Revenu dans le pod avec ses précieux rapports, Merbie se désamarra, abandonnant le vaisseau qui lui avait permis de faire un fantastique voyage, mais qui faillit bien devenir sa dernière demeure. Le KSCFS lui indiqua un point de manoeuvre aboutissant à une rencontre avec Kerbin, avec un périapsis final de 30 km, ce qui lui permettrait un aérofreinage efficace. La manoeuvre terminée, Merbie inclina son siège pour se reposer, discutant longement avec sa femme, à qui Gene Kerman avait laissé l’usage de la fréquence radio. Quelques dizaines de jours plus tard, Merbie aperçut ce qu’il ne pensait plus jamais revoir : Kerbin. Excité à l’idée de retrouver ses semblables, son chez lui et sa bien aimée, il fit les choses correctement : passé l’orbite de Minmus, il se sépara du reste du vaisseau (à qui il restait plus de 3000 m/s), ne comptant que sur sa capsule, son bouclier thermique et ses parachutes pour le ramener à bon port.

    La rentrée atmosphérique se fit à 4500 m/s : jamais aucun Kerbal nétait rentré aussi vite. Mais Merbie restait tranquille : l’angle de rentrée était très doux, ce qui laissait le temps au vaisseau de bien freiner. Aussi il ne subit qu’un maximum de 7g. Les parachutes se déployèrent à 4000 m, avant de s’ouvrir complètement à 1000 m. A 400m, Merbie s’offrit une petite folie : il sortit de sa capsule et se jeta dans le vide, avant d’ouvrir son propre parachute à une centaine de mètres de la mer. Après avoir cabré sa voile pour casser la vitesse horizontale qui lui restait, Merbie plongea dans l’eau, avant de remonter à la surface, juste à temps pour voir sa capsule toucher l’océan dans un grand « splosh ». Mission accomplie.Quelques heures plus tard, alors que Merbie serrait dans ses bras son épouse qu’il n’avait pas revu depuis plus de cinq ans (soit en réalité un an et trois mois, mais les kerbals n’ont pas la même perception du temps que nous), Wernher von Kerman vint le voir pour le féliciter de son excellent travail, car la mission avait rapporté 1479 points de science, qui permirent de rechercher de nouvelles pièces pour des missions futures. Gene Kerman était aussi là, et félicita Merbie pour son courage. Il lui annonça également sa retraite anticipée, car comme, le science Jr. et le conteneur de Goo (les seuls instruments demandant un scientifique pour les reset) ne sont jamais emmenés en mission interplanétaire, le KSCFS peut envoyer sans problème un pilote, qui même en cas de coupure radio, pourra faire des menoeuvres seul. Le KSCFS célébra le retour de son héros, et même s’il ne repartit plus jamais dans l’espace, Merbie Kerman portait toujours symboliquement l’uniforme de Kerbonaute, et continua de travailler au KSCFS en tant que consultant en voyage interplanétaire, procurant ses conseils à Jebediah et Valentina Kerman, candidats potentiels pour les futurs voyages vers de nouvelles planètes…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 5 mois par FSTH000.

    Plus de 100 heures de vol selon Steam, beaucoup plus en réalité... Je fais aussi des blueprints publiés chaque mercredi par les Facebook et Twitter officiels de KSP : https://www.artstation.com/fabiansteven

    #15047
    Lallaissa
    Participant

    ouch ça fait du volume !

    merci pour ces récits c’est très agréable à lire.

    J’ai vu aussi certains de tes blueprint et c’est super cool !

    #15105
    FSTH000
    Participant

    Épisode 5 – Escapades jooliennes et eviennes (1/2)

    Une deuxième mission habitée a été lancée à destination du satellite naturel de Eve, avec Valentina aux commandes et un lander ionique au delta-v astronomique de 16 000 m/s ! Le voyage s’annonce bien, d’autant quelle a prévu quelques films pour patienter.

    Après avoir songé à envoyer Jeb sur Eeloo, j’ai finalement renoncé, car le burn était tellement long qu’il abaissait mon periapsis jusqu’au sol. J’ai donc décidé d’envoyer Jeb sur Jool (enfin, pas sur Jool même, mais sur Vall, Bop ou Pol) non sans avoir ajouté quelques BOOSTERS pour accélérer la manœuvre. En théorie. Mais la théorie fonctionne (enfin juste pour s’échapper, je fais le transfert vers Jool en orbite solaire) ! Par ailleurs, j’ai envoyé le satellite relais que je destinais à Jool vers Eve, pour que Val puisse envoyer ses relevés avec un rendement de science maximal ! Depuis quelques temps (sans doute depuis que j’ai découvert les outils précision de la 1.7), j’ai développé le syndrome de la précision extrême : j’ai passé 5mn a fignoler mon noeud de manoeuvre comme pas possible pour avoir une jolie rencontre avec l’une des lunes de Jool, à savoir… Vall.  Encore un peu d’affinage au RCS pour avoir un joli périapsis de 150 km, et c’est bon !

    Je regarde le compteur : trois ans de voyage ! Mais Jeb n’est pas du genre à se laisser abattre. Il attrapa son micro et demanda au KSCFS de la mettre en relation avec Valentina, qui vient d’arriver dans le voisinage de Eve… En effet, après des dizaines de jours de voyage, Val est arrivée à destination, et peut admirer la somptueuse planète violette. Elle entama sa circularisation, qu’elle effectua avec succès. J’en profitai pour activer les instruments. C’est en l’envoyant récupérer les données que je me rendis compte d’une erreur de conception : en replaçant le gravitomètre et le sismomètre, j’avais laissé la symétrie x2, ce qui clona inutilement les pièces, qui se confondent avec le thermomètre et le baromètre. Mais ça va, Valentina a pu récupérer les expériences sans problème, et faire un rapport d’EVA, qu’elle envoya immédiatement, de même que le rapport d’équpage.

    En consultant les relevés d’expériences, je me rends compte d’une chose : malgré un réseau à 100 %, les envois d’expériences ont toujours moins de rendement que quand on les ramène sur Kerbin. Je ne me donne même pas la peine de me demander comment améliorer ça, je sais que c’est inéductable. En attendant, il faut que Valentina rallie Gilly, véritable objectif de la mission ! Une correction d’angle et un transfert (économique) plus tard, me voilà en train de circulariser à 15km de ce gros astéroïde, dont je constate que la surface a elle aussi bénéficié de textures HD (Squad n’avait pas montré Gilly dans les vidéos, mais le disait dans le récap de la 1.8, de même que Eve) ! Pendant que Val sortait récupérer les expériences (inutile, pour l’instant) et faisait son rapport, je me suis rendu compte en passant sur la vue carte de la réalité de la faible gravité de ce machin : en deux coups de jetpack je pourrais atterrir dessus, mais un kerbal ne sait faire que des rapports d’EVA et ramasser des cailloux… Avec mon lander ionique, je me ferai tranquillement les trois biomes de Gilly ! Enfin, vous vous souvenez peut être du satellite relais que j’ai lancé presque immédiatement après le vaisseau de Valentina : eh bien il n’a pas fait sa rencontre avec Eve (ou alors j’avais oublié de mettre une alarme pour ensuite circulariser). Une correction de manoeuvre plus tard, et le satellite rencontrera Eve dans une révolution, et cette fois ci, je n’oublie pas l’alarme !

    Valentina passe donc dans le lander, qui se détache du vaisseau avant de déployer ses deux panneaux solaires 3×3. Je tourne la fenêtre vers la face éclairée de Gilly, dont la surface semble scintiller. Magnifique. Mais il est temps d’atterrir : je vise le haut d’une montagne, mais la chose n’est pas facile : avec la faible gravité, le lander descend trèèèèèès lentement, tellement lentement que la rotation de Gilly a vite fait de décaler ma cible.

    Après plusieurs corrections, je parvins à me poser sur l’astre cabossé (heureusement que j’ai pensé à passer la navball en mode Surface, sinon j’en aurais bien bavé). Coup de chance, le lander s’est « ancré » dans le sol, et ne bouge plus. Il est temps pour Valentina de sortir… En sortant de la conserve, Valentina a lâché l’échelle pour voir combien de temps elle mettrait à arriver au sol. Mal lui en a pris : un bug de collision plus tard, elle descendait vers la surface en tournoyant, complètement étourdie. Après un rebond, elle reprit ses esprits et se jeta sur les commandes de son jetpack, se posant doucement sur Gilly.

    On ne m’avait pas menti sur la gravité : le moindre pas propulse Val sur une dizaine de mètres, si bien que le jeu la considère comme « en saut » au bout de quelques secondes en l’air. Le jetpack reste le moyen le plus commode de se déplacer. Après être remonté sur l’échelle pour la photo et avoir planté le drapeau, Valentina s’emploie à récupérer les données puis à faire un rapport d’EVA, avant de prélever un échantillon de sol. Il est temps de partir vers le deuxième biome. Val remonte dans le lander, qui replie son échelle et décolle. Je décide de me poser à l’extrême inverse : le point le plus bas de Gilly. J’ai fait une folie en envoyant Val faire un rapport d’EVA pendant la descente, juste au dessus de Gilly. Pas une très bonne idée : je n’ai pu que peu freiner, et le lander a rebondi assez fort sur le côté (1,5 m/s), avant de se poser plus loin. Bilan : un panneau solaire cassé.

     

    Cette fois, le lander ne s’est pas ancré correctement, et tourne lentement sur lui-même, ce qui est assez peu physiquement logique, vous en conviendrez. Je fais faire à Val ses rapports, non sans avoir rattrapé une looooongue chute due encore une fois à un bug de collision, et en avoir fait une photo avec Eve en fond : n’est ce pas artistique ?

    Encore une fois pour avoir une belle image, je décide d’accélérer le temps pour avoir un joli coucher d’Eve. Malheureusement, dès que le temps normal (et donc la physique) est revenu, le lander a fait un bond d’une dizaine de mètres en l’air, de façon inexpliquée. Les efforts de Val pour remonter dedans afin d’en reprendre le contrôle furent vains, et le lander retomba sur Gilly en se renversant sur le côté.

    Après avoir songé un instant à récupérer les données puis à rejoindre le vaisseau en jetpack, j’essaie de pousser le vaisseau avec Valentina, afin de le retourner. Quelques secondes d’efforts plus tard, le vaisseau et dégagé et s’envole dans un long rebond. Valentina parvient cette fois à le rattraper, et à le poser de manière stable sur le sol. Je décolle immédiatement après, placant mon apogée à 7 km de Gilly. Inutile de faire le troisième biome, le lander a atteint sa limite de capacité de stockage de rapports. Et puis honnêtement, Valentina en a un peu marre d’évoluer sur ce caillou dénué de gravité. Après une loooongue montée (décidément tout est lent sur ce caillou), je parviens à circulariser, mais le vaisseau n’est pas placé de manière optimale par rapport à moi. Je passe donc sur le satellite relais en orbite autour de Eve pour « passer le temps » plus facilement, afin que les deux vaisseaux soient placés correctement.

    Ceci étant fait, j’effectue ma manoeuvre de transfert vers une rencontre à 2,4 km, qui ne cesse de diminuer avec les corrections au RCS effectuées tout au long de ma progression. J’arrive finalement en vue du vaisseau, qui a légèrement devié de son axe normal, et annule ma vitesse avant de me rapprocher. Je m’arrête à une centaine de mètres de lui, et décide d’attendre le lever du soleil sur Gilly pour m’amarrer, afin d’y voir clair.

    Après avoir pris cette belle photo du vaisseau sur fond de Gilly ensoleillé à travers la fenêtre, je me place en antinormal, et me docke au vaisseau deux minutes plus tard. Après que Valentina soit sortie récupérer les 13 rapports du lander et les ait ramenés dans le pod, je me désamarre du lander et entame une trajectoire d’évasion de Gilly, qui m’mène sur une orbite evienne de 700 km de periapsis, qui sera circularisée un peu plus tard, et dont le plan orbital (jusque là identique à celui de Gilly), est ramené à presque 0°. Ne reste plus qu’à attendre un an avant la prochaine fenêtre, heureusement que Valentina a ses chips, ses films et la compagnie radiophonique de Jeb, toujours en route vers Vall. Entretemps, j’ai fait effectuer au satellite relais destiné à Eve la correction nécessaire à une rencontre, mais cette rencontre disparaît après une dizaine de secondes de warp. Tant pis, le satellite en présence est tout de même efficace. J’ai finalement réussi a avoir une rencontre avec Kerbin, en procédant de la manière suivante : un premier noeud d’éjection, avec le delta-v minimal, puis un deuxième, situé au noeud ascendant de l’orbite solaire, chargé d’aligner le plan orbital sur celui de Kerbin et de faire le transfert nécessaire. C’est donc une centaine de jours après avoir quitté Eve et au bout de trois ans de mission que Valentina peut enfin retrouver la douce chaleur de Kerbin. Et elle a de quoi être fière d’elle : la mission a rapporté 2308 science !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 5 mois par FSTH000.

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    #15115
    FSTH000
    Participant

    Épisode 6 – Escapades jooliennes et eviennes (2/2)

    Après le retour de Valentina, je suis allé faire un tour sur ma station dunienne. Les membres d’équipage ont bien travaillé : le labo est plein à craquer de science, et il reste encore beaucoup de données à analyser. Je regonfle un peu le stock avec 2 rapports d’EVA et une analyse de Goo. Les données transmises, je m’attelle à la construction du vaisseau de ma prochaine mission vers Eve : un module-sonde destiné à se poser sur la planète pour ensuite envoyer les expériences réalisées sur Kerbin. Non-propulsé, il ne peut compter que sur son unique parachute, qui lors de l’essai sur Kerbin l’a fait plonger dans l’eau à 7.5 m/s : parfait. Tous les instruments de science disponibles s’y trouvent, avec notamment deux modules de Goo pour réaliser des relevés en altitude et en surface. Je lance donc la fusée, qui parvient sans mal a mettre la sonde en orbite. Je profiterai de la fenêtre de tir pour en lancer deux ou trois de plus, afin de les envoyers sur les différents biomes de la planète. Souvenez vous : ma règle d’or est de garder tous les kerbals en vie et de ne jamais les abandonner…

    Vous l’avez peut être remarqué, mais j’ai tendance en ce moment à mener plusieurs missions en même temps (chose impossible sans Kerbal Alarm Clock, qu’on s’entende bien là dessus). L’explication est simple : j’aime pas voir les années passer, alors j’optimise. Ainsi, j’ai mis l’un après l’autre les trois atterrisseurs éviens sur leur trajectoire de transfert, j’ai fait varier les periapsis d’arrivée, y’en a même un qui passera au dessus du pôle sud. C’est là que je compris comment transférer efficacement un vaisseau vers une planète au plan orbital incliné, comme Dres ou Eeloo : faire le noeud en prograde pour que l’apoapsis touche l’orbite de la planète, puis au noeud ascendant/descendant le plus proche, faire un noeud avec la correction d’angle. Tout est plus clair ! Cependant, comme prévu, les sondes ont perdu le contact avec Kerbin une fois en orbite solaire (avec leurs quatre 16-S, elles sont prévues pour communiquer avec Kerbin via le satellite relais autour de Eve). J’ai pu faire la manoeuvre, mais seulement avec les touches W et X. Par petits à-coups, ça passe, ne vous inquiétez pas.

    En constatant que la prochaine fenêtre de tir vers Jool n’était plus très loin, j’ai envoyé Valentina en orbite sur un coup de tête, décidé à lui faire explorer Bop et Pol avec le lander ionique (auquel j’ai enlevé les parachutes, rassurez vous). Je pense avoir fait le meilleur gravity turn de ma carrière KSP, car la manoeuvre de circularisation ne m’a coûté que… 90 m/s. Le record de Dakitess est de 75. GG à Val, au KSCFS et à moi. Puisqu’il me reste 800 m/s dans l’étage de la fusée (contre 400 habituellement), je ferai la première partie de la manoeuvre d’éjection avec cette étage, et finir au moteur nucléaire. Ca m’évitera ainsi les burns de 16 minutes. En parlant de Jool, Jebediah est enfin arrivé en vue de la planète verte. C’est en voulant envoyer le rapport d’équipage que je me suis rendu compte d’une chose : le vaisseau avait perdu contact avec Kerbin, car il ne lui reste plus que deux réservoirs latéraux, donc deux antennes. Comme si ça ne suffisait pas plus, la manoeuvre de circularisation autour de Vall coûte un peu plus de 3000 m/s (et 16 minutes 30), soit la moitié de ce qu’il me reste !

    Deux choses sont sûres : d’une part, je devrai utiliser la fronde gravitationnelle (de Tylo, par exemple) pour sortir de manière économique du système joolien une fois la mission sur Vall terminée. De l’autre, il faudra envoyer un satellite relais autour de Jool pour qu’au moins Valentina ne soit pas prise au dépourvu, satellite dont la fusée se trouve sur la pas de tir, et qu’une fois en orbite je transférerai en même temps que le vaisseau de Valentina. En parlant de satellite de communication, l’absence de recontre avec Eve pour le nouveau sat relais n’était d’une illusion, l’engin spatial est bel est bien rentré dans la SOI de la planète violette. Une circularisation plus tard, et c’est bon. La couverture réseau est plus que parfaite (bien qu’elle l’était déjà avec le précédent satellite).

    Mais revenons à Jeb, qui est en posture délicate, sa circularisation autour de Vall étant coûteuse en carburant. J’ai donc modifié ma trajectoire pour que mon périapsis passe près de Jool : ainsi, je pourrai à terme faire une orbite de 100 000 km, pour ensuite me diriger librement vers Vall. Cependant, même quand ils seront vides, je devrai garder les deux réservoirs latéraux, car il portent les panneaux solaires et les antennes. Une erreur de conception que j’ai corrigé pour les prochaines missions, avec un panneau solaire sur le pod et deux antennes sur le tronçon central, déployées à la séparation des derniers réservoirs latéraux.

    La manoeuvre étant dans 51 jours, je me suis employé à faire faire aux deux premières sondes eviennes leur manoeuvre de correction, avant de revenir vers Kerbin. Là, j’ai lancé le satellite relais destiné à se mettre en orbite autour de Jool, avant d’avancer jusqu’à la fenêtre de tir, non sans avoir pris cette belle photo. Là, j’ai effectué le burn d’éjection et de transfert, et j’userai de la même technique que pour Jeb : burn en rétrogrde au plus près de la planète pour refermer l’orbite, avant de circulariser à l’apoapsis. Voilà une technique que j’appliquerai à tous mes vols, désormais. Il ne reste donc plus à s’occuper que de Valentina : j’ai effectué la première partie du burn avec le dernier étage, ce qui me donne une orbite déjà plus allongée, donc plus de marge pour le burn de 16 minutes à effectuer au moteur nucléaire.

    Pendant ce temps, Valentina s’est enfin échappée de l’attraction de Kerbin, et est en route pour Jool (et une dernière manoeuvre pour finaliser la trajectoire d’interception) ! Ceci étant fait, je me concentre sur mes atterrisseurs : les sondes I et II sont arrivées dans la SOI de Eve à une heure d’intervalle. Je fais passer le periapsis de la première au dessus du quartier nord de la planète, et du quartier sud pour la deuxième. Visiblement, j’ai encore commis une erreur de conception pour ce qui est de l’énergie : la sonde tient mal la charge à la transmission des données, ce qui fit que dans les deux cas, je suis tombé à plat au moment de la rentrée dans l’atmosphère, ce qui singifie plus de SAS ! Heureusement, de par leur conception, les deux sondes n’ont pas dévié, et ont atterri chacune dans un océan différent. Les mesures au sol ont été effectuées et envoyées, mission accomplie.

    Pendant ce temps, Jeb est arrivé dans la SOI de Vall. Après avoir récupéré les données des instruments du lander et admiré la vue, il est temps pour lui de passer tout près de la lune gelée, pour ensuite arriver au périapsis près de Jool. De là, il refermera son orbite avec une apoapsis de 100 000 km. Pour ce coup, Jeb a eu la plus grosse montée d’adrénaline de sa vie : le vaisseau est passé à 3500 m au dessus de la surface, à une vitesse hallucinante. J’ai un moment cru que le vaisseau allait s’écraser, mais il n’en fut rien. Sachant le danger écarté, j’ai fait sortir Jeb pour récupérer les données prises près du sol, sensations fortes garanties ! Une fois sorti de la SOI de Vall, j’ai refermé mon orbite une fois arrivé près de Jool, avant de circulariser à l’apoapsis, quelques jours plus tard. Je décide d’attendre un an et 390 jours, le temps que le satellite relais arrive, avant d’envoyer Jeb sur Vall. Heureusement pour lui, il lui reste encore un bon stock de films et de chips…

    Finalement, ma troisième sonde evienne arrive enfin à destination. La descente (vers une région proche du pôle sud de la planète) se passe de nuit, et la sonde atterrit finalement sur la terre ferme. Il me faudra attendre l’arrivée du soleil pour découvrir les effets bénéfiques du revamp : somptueux. Moins d’une journée evienne plus tard, les mesures sont réalisées et envoyées. Mission accomplie. J’accélère donc le temps au maximum, jusqu’à ce que le satellite arrive en vue de Jool. Quelques dizaines de jours plus tard, le voilà satellisé sur une orbite circulaire. Jebediah a désormais du réseau et peut envoyer ses rapports. Une fois sur une orbite de 100km au dessus de la deuxième lune de Jool, Jeb profite de son EVA destinée à récupérer les données des instruments pour se faire un petit selfie spatial. Mais il est temps de passer dans le lander pour atterrir sur Vall… Le KSCFS donna le feu vert à Jebediah, qui désamarra son lander du vaisseau.

    La descente se passe bien, si ce n’est qu’une fois posé le lander a consommé plus de la moitié de ses réserves d’ergols, notamment parce que je suis remonté un peu pour tenter d’atteindre une zone « bleu clair ». Mal m’en a pris. Une fois le drapeau planté, l’échantillon récolté, les données d’instruments effectuées et les rapports envoyés, il est temps de repartir. C’est au moment de faire la manoeuvre de circularisation de l’orbite (10km) que je me rends compte de l’effroyable vérité : je n’ai pas asez de carburant. D’après la carte, le delta v nécessaire pour atterrir ou se mettre en orbite autour de Vall est de 860 : il m’en reste 790. Une mission de sauvetage s’impose. Heureusement pour Jeb, le contact radio est maintenu, il peut toujours parler avec les siens, ça lui évitera de déprimer.

    J’ai donc conçu un tout petit lander avec pour module d’habitation un simple siège, qui se posera sur Vall, piloté à distance, près de Jebediah. Ce dernier pourra ainsi se mettre en orbite et rallier le vaisseau (le lander a au total 2500 m/s de delta-v). Après une première tentative ratée (j’ai oublié de mettre les antennes), une nouvelle fusée est sur le pas de tir : elle comporte un second étage, afin de ne pas taper dans les réserves du lander pour les manoeuvres de transfert de de circu autour de Vall. Par ailleurs, j’ai supprimé le système RCS présent dans la première version : si le lander parvient à se placer à proximité du vaisseau, ça sera déjà bien. Et histoire de parler d’autre chose, Valentina est désormais en orbite stable autour de Jool. Mais le KSCFS lui a intimé l’ordre de rester en stand-by tant que le retour de Jeb vers Kerbin ne sera pas confirmé.

    Alors que Jeb prend son mal en patience dans son lander en panne de carburant sur Vall, la fusée contenant le lander de secours a été lancée. Un an plus tard, elle est en orbite autour de Jool. Orbite qui cette fois est restée excentrique, puisque que la rencontre avec Vall fut obtenue assez facilement. Arrivé dans la SOI de la lune glacée, je commence mon burn de circularisation, ponctué par une explosion au moment du découplage du deuxième étage, sans facheuses conséquences, fort heureusement. La manoeuvre a pris 20 m/s dans les réserves du lander. Pas grave, il a de la réserve. Quelques minutes plus tard, le lander se pose doucement sur Vall, à deux kilomètres de Jebediah, qui s’empresse de décoller avec son propre lander pour se poser à 250 mètres de l’engin de sauvetage, qu’il s’empresse de rejoindre au jetpack, non sans avoir pris les rapports de sa conserve et récupéré un échantilon de sol, qui rapporte 350 science à lui tout seul. Il observe le petit véhicule avec une certaine perplexité : c’est donc ça que le KSCFS lui a envoyé pour pouvoir partir de cette lune et regagner son vaisseau ? Comme c’était le seul moyen de pouvoir un jour revoir Kerbin et les siens, Jeb ne fit pas la fine bouche, et se hissa sur le lander avant de s’asseoir sur son unique siège. Après avoir allumé le HUD de son casque afin d’avoir une navball sous les yeux, il poussa la manette des gaz, et filant vers l’est, abandonnant la surface de Vall et le lander qui lui avait fait faux bond. Il se mit en orbite à 10km d’altidude, et de là le KSCFS s’employa à faire le calcul de la manoeuvre de rendez-vous.

    Mais il fallut se rendre à l’évidence : il n’y avait de carburant que pour même pas la moitié de la manoeuvre. Mais Jeb ne se découragea pas : la manoeuvre de rencontre était calculée et affichée sur son HUD. Arrivé au point voulu, il effectua le burn jusqu’à ce que le moteur s’éteigne dans un dernier toussotement. Jeb sortit alors de son siège, et utilisa son jetpack pour finir le burn. La manoeuvre n’était pas aisée (la navball ne s’affiche pas de la même façon sur la vue normal et sur la mapview), mais le KSCFS le guidait. Il aboutit finalement à une rencontre de 7 km, et rangea les commandes de son jetpack pour se laisser porter par la balistique. Arrivé à la rencontre, notre vaillant kerbonaute passa sa navball en mode cible et commença à annuler sa vitesse. Ici, cela tient en 4 syllabes : a-li-gne-ment. Il faut aligner la le rétragrade, l’anticible et l’axe de vue du Kerbal. Et c’est très difficile, surtout quand la menace d’une panne sèche plane au dessus de vous façon épée de Damoclès. Une fois sa vitesse relative annulée, Jeb ne lâche pas sa pression sur les commandes, et se dirigea vers sa cible à 8 m/s, corrigeant incessemment sa trajectoire et regardant d’un oeil anxieux le niveau de carburant de son jetpack baisser de plus en plus. Finalement, le marqueur cible laissa place au vaisseau, qui grossit de plus en plus. Après l’avoir dépassé une fois (j’ai arrêté le warp un peu tard), Jeb se retourna et annula sa vitesse pour finalement se diriger vers le vaisseau à 5 m/s. Cette manoeuvre imprévue entama encore les réserves de son jetpack, qui tombèrent à 0,5. Plus question de faire de grosses poussées. Finalement, après une approche ponctuée de plusieurs petites poussées d’ajustement, la petite main mouflée de Jeb attrappa l’échelle du vaisseau : il ne restait plus que 0,2 d’ergol dans son jetpack ! Ce fut une explosion de joie dans le KSCFS, le plus grand soulagement jamais connu. Cependant, Jeb dut jeter quelques rapports pour rentrer dans la capsule, et il se rendit compte qu’il avait oublié de prendre les mesures stockées dans les instruments du lander. Moins consencieux que Merbie, il se sentit soulagé d’être à bord. Sincèrement, ce rendez-vous d’urgence en EVA est sans conteste la chose la plus difficile que j’ai jamais faite sur ce jeu, et c’est une des raisons pour lesquelles il n’existe qu’une photo de cette partie de la mission.

    Jeb étant désormais en sécurité à bord du vaisseau, il est temps de le ramener sur Kerbin. Je ne me suis pas cassé la tête, je l’ai d’abord ramené en orbite Joolienne avant de le renvoyer vers Kerbin. Au cours de la manœuvre, je larguai les derniers réservoirs latéraux, privant ainsi le vaisseau de ses dernières antennes et de ses derniers panneaux solaires. Une erreur de conception corrigée dans le VAB. Jeb étant parti sur une trajectoire de transfert, je revins à Valentina pour lui faire faire la suite de sa mission, et elle lit son vaisseau en orbite autour de Poll. Malheureusement, je me rendis compte que le lander ionique ne tenait pas la batterie, la faute à l’éloignement au soleil. Je renvoyai donc Valentina vers Kerbin.

    Un an plus tard, à quelques dizaines de jours d’intervalles et après respectivement 13 et 12 ans passés dans l’espace, Jebediah et Valentina retrouvèrent le sol de Kerbin. Avec la science obtenue, j’ai débloqué les dernières pièces de l’arbre technologique. Je me suis ensuite employé à aller chercher les trois Kerbonautes de la station kerbinienne, qui ne produisait plus de science depuis plusieurs années, et désorbitai cette dernière dans le même temps. Les trois kerbals retrouvèrent Kerbin après seize ans passés à la regarder de loin.

    Enfin, j’ai construit une nouvelle Kerbal Jeep, dotée d’un bras robotique pour inspecter les éléments d’intérêt des planètes. Avec son skycrane, il se posera au site d’atterrissage, où se posera ensuite le kerbonaute, qui le pilotera dans le cadre d’une mission de plus longue durée que ce qui avait été fait jusqu’à maintenant…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 4 semaines par FSTH000.

    Plus de 100 heures de vol selon Steam, beaucoup plus en réalité... Je fais aussi des blueprints publiés chaque mercredi par les Facebook et Twitter officiels de KSP : https://www.artstation.com/fabiansteven

    #15143
    FSTH000
    Participant

    Episode 7 – Jeep munaire

    Dans l’épisode précédent, je vous avais parlé de la Kerbal Jeep, élément central de ma prochaine mission. Elle est dotée, outre son siège et ses quatre roues, d’une antenne, dune batterie et d’un RTS, quelques instruments, mais aussi d’un bras robotique pour analyser les roches !

    Après quelques mises au point, le véhicule est emporté par la fusée vers Mun. Je choisis comme site d’amunissage une cuvette à la base d’une montagne du cratère sud-ouest (je crois), et y pose la jeep sans difficulté, puis après une balade sur roues de quelques centaines de mètres (on était en pente et j’avais oublié le frein à main), détache le skycrane. Dans la foulée, j’envoie Bill Kerman (un ingénieur, pour réparer les roues en cas de problème) à bord du lander FSLMM, auquel j’ai retiré le conteneur à science. Quatre heures plus tard, Bill se pose à 400 mètres de la Jeep, qu’il rejoint rapidement en jetpack après avoir planté le drapeau et récupéré un échantillon de sol.

    Tout content d’essayer son nouveau jouet, Bill monte sur l’unique siège du véhicule, desserre le frein à main et se dirigea vers la pierre la plus proche, afin d’utiliser le bras robotique. Sa déception fut grande : le bras refusa de fonctionner, car il lui faut 250 unités d’énergie électrique. Or, la batterie de la Jeep n’en a que 200. Un peu déçu par cet échec, Bill descendit du véhicule et alla récolter la pierre à la main. Il revient ensuite avec la Jeep près du lander, manquant de renverser le drapeau, et se parqua devant, non sans serrer consciencieusement le frein à main. Il descendit ensuite de son petit véhicule munaire pour admirer le coucher de soleil derrière la bordure du cratère, pendant que sur Kerbin je réparai mon erreur en rajoutant une seconde batterie circulaire, portant la charge électrique à 415. Bill ne bougera pas : j’enverrai la nouvelle Jeep au site d’amunissage, et supprimerai l’ancienne depuis la station de suivi.

    Finalement, Bill a reçu sa nouvelle Jeep avec cinq petit jours de retard (le temps que la nuit munaire passe). J’ai légèrement modifié le skycrane en prenant des réservoirs latéraux plus petits, inutile d’avoir autant de delta-v, même pour atterrir sur Tylo… Question pilotage, je me suis mieux débrouillé que la première fois, j’ai posé la Jeep à 100 m du lander. Enfin posé, je devrais plutôt dire largué : juste avant de toucher le sol j’ai remis les gaz a fond tout en découplant le skycrane de la Jeep, qui a fait une chute de quelques mètres jusqu’au sol.

    Bill, tout content, descend l’échelle de son lander et rejoint la Jeep en un petit coup de jetpack. Encore une fois, je n’ai pas pensé à mettre le frain à main, mais la pente est cette fois douce et le petit véhicule roule assez lentement pour que le kerbal puisse la rattraper à pied… pour se mettre en travers de sa route afin de le stopper. Le bug de collision du au relèvement de Bill après ête passé sous la Jeep l’a propulsé à une cinquantaine de mètres. A part le tournis et une certaine incompréhension quant à ce qu’il vient de se passer, rien de grave. Bill monte donc sur le siège de la Jeep et la conduit jusqu’à la pierre la plus proche. Les équipes du KSCFS ont ils bien réglé le problème d’approvisionnement en énergie du bras d’analyse ? Cette fois le bras s’actionne et… Dieu que cette animation est magnifique !

    Après avoir chauffé la surface de la roche, le bras fait tourner sa tourelle pour une analyse spectrométrique à partir d’une dispersion par laser (comme Curiosity), puis change une dernière fois d’instrument pour une triple tourelle d’objectifs, qui vont analyser les microdétails de la roche ! Après quoi le bras revient sagement à sa place et nous délivre son rapport, que j’ai envoyé via l’antenne : j’ai débloqué tout l’arbre technologique, plus besoin de tout rapporter pour avoir le plus de science possible. Après cela, je me dirige vers un mini-cratère, que j’analyse également. Après cela, j’en profite pour changer quelques réglages : j’active les freins avant pour un freinage rapide, et active la direction des roues arrières pour plus de maniabilité. Nulle crainte à avoir : la garde au sol est basse, et la voie de même que l’empattement sont assez larges, de quoi assurer une bonne stabilité au véhicule. Enfin je vais pas non plus faire trop le fou, on est avec une gravité six fois inférieure à celle de Mun, et le moindre retournement serait irréversible. Prudence, donc.

    Une fois l’analyse envoyée, je replie l’antenne et me dirige vers ma prochaine destination : le rebord ouest du cratère. La pente est de 25 degrés, si bien que j’active la motorisation des deux roues arrières pour ne pas perdre en vitesse. La vitesse de croisière et de 5.6 m/s (18 km/h) avec sur le plat des pointes à 10 m/s (36 km/h), faisant passer la Jeep lunaire d’Apollo pour un fardier anémique. Après une montée d’environ… 300m de dénivelé (j’ai pas pensé à regarder, alors j’estime, je gare ma Jeep au bord du ravin, et Bill en descend pour aller admirer le lever le soleil. Vu d’ici, l’ont voit à peine le lander, qui a 1115m de notre position est vraiment minuscule. Bill remonte à bord, et la Jeep se dirige vers un nouveau cratère à analyser. Malheureusement, l’analyse n’apporta aucun point de science, puiqu’un premier cratère identique avait déjà été scruté, et les données envoyées. Un peu déçu, je décide d’aller prospecter plus loin. La jeep redémarre, et affronte quelques instants plus tard une forte pente de 28,7 degrés. La motricité des roues arrières est donc réactivée pour ne pas perdre en vitesse. Malgré un freinage préventif, la Jeep s’envole légèrement en franchissant la crête, avant de retomber sur ses roues.

    Quelques dizaines de mètres plus loin, sur le sommet de la crête, se trouve un autre cratère, mais celui ci à l’air différent des autres. L’analyse me donna raison, car elle l’identifia comme un gros cratère munaire. Une fois les données récoltées et envoyées, Bill se dirigea vers le nord. Il alla analyser un caillou, mais là encore cela ne donna aucun point de science. Alors que la Jeep se trouve à quatre kilomètres et demi du lander, je décide de rebrousser chemin et de rentrer. Les légères pentes montantes devenant des légères pentes descendantes, je battis un nouveau record de vitesse sur roues (28,7 m/s, soit 103 km/h), mais sans pour autant oublier de freiner à l’approche de la crête. Bill s’arrêta pour envoyer les mesures des instruments embarqués, puis continua sa route en contournant la crête pour passer par sa partie la plus douce.

    La pente se faisant plus fort, je ne touchai plus à la manette des gaz, freinant de temps à autre pour garder une vitesse raisonnable. Finalement, après plusieurs minutes de routes, Bill arriva en vue du lander, avant de se garer à côté du drapeau. Il serra le frein à main, descendit du véhicule qui avait maintenant parfaitement prouvé son efficacité et de ce fait accompli sa mission, se hissa dans le lander et le fit décoller sans autre forme de cérémonie. Une mise en orbite, un transfert et un aérofreinage plus tard, Bill était de retour sur Kerbin. Pour les prochaines missions, je ramènerai la station dunienne autour de Kerbin, après 20 ans passés autour de Duna. J’enverrai ensuite successivement à intervalles rapprochées une Jeep (à laquelle j’ai remplacé la dernière poutre longitudinale par un deuxième RTS, pour recherger les batteries plus vite) et un vaisseau interplanétaire, dans le but d’explorer la limite du pôle nord de Duna !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 3 semaines par FSTH000.

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    #15160
    FSTH000
    Participant

    Épisode 8 – Jeep dunienne

    L’arbre technologique étant désormais complet, il n’est guère utile de laisser plus longtemps la station dunienne en mission. Malgré leur travail, ses trois occupants s’ennuient ferme, autant vous dire que leur soulagement fut palpable quand le KSC leur transmit l’ordre de retour. Une fois arrivée à la fenêtre de transfert, la station interplanétaire entama le burn d’éjection de Duna et de transfert vers Kerbin, sous le regard de Ike, et abandonnant finalement la planète autour de laquelle ils ont tourné pendant près de 20 ans, un record qui ne sera sans doute jamais battu. Plus qu’un an de voyage avant de retrouver leur chez eux.

    En attendant, je lance les deux véhicules de ma prochaine expédition dunienne : d’abord la Jeep, puis le vaisseau interplanétaire avec Bill Kerman à son bord. Une fois les trajectoires finalisées et les burns effectués, il ne reste plus qu’à attendre un an, le temps que la station fasse son voyage retour, envoyant de temps en temps un relevé scientifique.

    Finalement, les trois kerbals arrivèrent en vue de Kerbin, et c’est sous le regard d’une tout autre lune qu’ils firent leur burn de circularisation. A l’issue de cette dernière manoeuvre, il leur restait près de 4000 m/s de delta-v. Une perle, ce vaisseau nucléaire. Mais le KSC les informa que le retour sur Kerbin ne serait pas pour tout de suite : il reste encore des données à traiter, ça serait bête de les gâcher. Déçus mais compréhnsifs, c’est avec Kerbin à leur fenêtre que les deux scientifiques continuèrent leur travail. Un an et une correction plus tard, la Kerbal Jeep Duna I est en vue de la planète rouge, ayant doublé Bill durant son voyage. Tant mieux. La circularisation effectuée, je programme la trajectoire de descente, dont le point d’impact se trouve un peu au delà de la limite de la calotte polaire nord de la planète. Il faut anticiper davantage, car il faut prendre en compte l’atmosphère. Je largue donc le dernier étage de la fusée et rentre la grande antenne. Fort heureusement, l’antenne relais du satellite dunien est juste assez puissante pour me permettre 1% de réseau, juste assez pour garder le contrôle de ma descente. Alors que je commençai à descendre dans la fine atmosphère de Duna, ma navball se mit à tourner sur elle même de façon inexplicable, sans que ma trajectoire ne varie. D’abord surpris, je compris que le rover était passé pile au dessus de pôle nord de la planète. Je regardai le sol et… Dieu qu’il est magnifique, surtout avec cet éclairage ! Décidément, vive le revamp.

    Finalement, je constatai avoir visé trop court, en voyant le point d’impact de la trajectoire dépasser la limite du pôle. Pas grave, ça fera une bonne balade ! A 5000 m du sol, j’allais encore trop vite pour que le parachute se déploie. J’ai donc poussé un bon coup avec les moteurs (qui malgré leur petite taille font un boucan pas possible), ce qui permit au parachute de s’ouvrir, ramenant ma vitesse de descente à 17 m/s une fois la barre des 1000 m passée. J’ai donc déplié les roues du rover, et à l’approche du sol freiné encore un peu pour finalement poser le véhicule à la vitesse de 3 m/s. J’ai à ce moment là mis 10 m/s de gaz, et alors que l’ensemble commençait à s’envoler, ai détaché le skycrane du rover et mis un grand coup de gaz pendant une à deux secondes, pour finalement poser l’engin à 2 kilomètres de la Jeep (bizarrement je n’ai pas eu envie de le laisser s’écraser au sol, allez savoir pourquoi). La Jeep est elle retombée doucement au sol après une petite chute d’un mètre, et bien que le terrain soit un peu irrégulier n’a pas bougé d’un poil : me remémirant le souvenir de Bill courant après la première Jeep sur Mun, j’ai cette fois pensé à serrer le frein à main avant de toucher le sol. En comparant à l’oeil avec la distance séparant la Jeep du skycrane, j’en déduis que le véhicule s’est posé à environ 4 kilomètres de la limite. Il attend désormais, seul dans cette grande étendue blanche, que Bill Kerman vienne le chercher. Mais pour ça, il faudra encore attendre…

    Dix-neuf jours après l’atterrissage de la Jeep sur la calotte polaire nord de Duna, le vaisseau de Bill arrive en vue de la planète rouge. L’exercice est plus compliqué que d’habitude, car il faut ici se poser le plus près possible du véhicule. Qui plus est, puisqu’on est en orbite polaire la cible se décale à cause de la rotation de la planète, sans compter la variable atmosphérique. Après de nombreux fignolages, le lander se pose sur le sol glacé de Duna… à 7,7 km de la Jeep. Mais cette idée de parcourir une distance pareille à pied (hors de question d’utiliser le lander, il a juste assez pour rentrer) est occultée par l’excitation pour Bill de poser le pied sur une autre planète, et qui plus est à son tout premier vol !

     

    Une fois le drapeau planté et les expériences et rapports envoyés, le KSC rappelle Bill à l’ordre : il est temps de faire la route jusqu’à la Jeep, et en courant je vous prie. J’ai calaculé qu’à la vitesse de course d’un kerbal (1.7 m/s), il lui faudra plus d’une heure pour atteindre son objectif.

    En chemin, Bill croise son premier caillou à récolter : des… myrtilles. Bill à l’air aussi étonné que moi. Mais soyons réalistes : ces cailloux portent ce nom à cause de leur forme. Mais pas de temps de flâner plus longtemps, il est déjà temps de repartir. Après une heure et quart de course à pied (y’a pas à dire, les kerbals ont une endurance extraordinaire), Bill arrive enfin près de la Jeep. Tout content, il se sangle sur le siège et part en direction de l’est. Attendez, la limite de la calotte est vers le sud, qu’est ce qui lui prend ? Rassurez vous, le comportement de Bill est parfaitement normal, puisque le KSC lui a demandé d’aller inspecter le skycrane, qui s’est posé à 2,5 kilomètres de là (vous vous souvenez, me m’étais résolu à ne pas le laisser s’écraser). Quelques minutes de conduite plus tard, Bill descend de son véhicule pour aller inspecter l’engin abandonné, qui se trouve être en parfait état.

    L’inspection terminée, Bill reprend le volant (ou plutôt le joystick) et roule vers son objectif. En chemin, il croise un groupe de myrtilles, qu’il fait inspecter par son bras robotique, avant d’envoyer les données. Il reprit ensuite sa route. Mais dans une descente engagée un peu vite, le rover fit un tête à queue et commença une série de dangereux tonneaux, éjectant Bill, qui dut ensuite courir après lui. Fort heureusement, rien de cassé (même l’antenne, alors déployée), autant pour le rover que pour Bill. Notre Kerbonaute reprit sa route, non sans freiner préventivement dans les descentes. Pour ce faire, il réactiva le freinage sur les roues avant. Après quelques kilomètres de route, Bill aperçut au loin une crête rouge, signalant la fameuse limite. Mais il restait encore du chemin à faire. Alors qu’il était arrivé à la moitié du trajet, Bill remarqua un gros caillou rouge, radicalement différent des tas de myrtilles qu’il avait croisé jusque là. Il dévia de son cap pour aller scanner ce qui s’avéra être une météorite dunienne, avant de reprendre son cap initial.

    Après des kilomètres de route, Bill aperçoit depuis le sommet d’une colline les premières rougeurs de ce paysage toujours si blanc… Vous vous attendiez peut être à une limite nette, qui aurait pu donner une de ces photos amusantes où Bill a un pied sur chaque côté… Mais désolé de vous décevoir, la fameuse limite est en fait progressive : avant d’arriver sur le rouge, la Jeep a d’abord quitté le blanc pour rouler sur ce qui semble être du rose. Mais le changement de biome se fait sentir, car j’aperçois de nouvelles choses à analyser, avec en premier lieu ce qui s’avéra être une minidune (au loin sur la deuxième photo). En arrivant dessus, j’ai freiné, mais ce freinage fut trop tardif : les roues gauche Jeep ont roulées sur la dune, ce qui à la vitesse de 10 m/s a fait faire un tonneau au véhicule, qui est heureusement retombé sur ses roues. Je sais que vous auriez voulu avoir une photo de cette acrobatie, mais j’avais surtout peur de casser quelque chose. Une fois cette frayeur passée, Bill fit prudemment demi tour et alla analyser la dune. Une fois les données envoyées, le KSC lui intima l’ordre de faire demi-tour : la majorité les choses analysables avaient été analysées, et la route de retour (20 km) était longue, avec un trajet total de plus de 40km : à titre de comparaison, la distance totale parcourue par la Jeep d’Apollo 17 est de 36 km, et c’était pas un aller retour en ligne droite !

    Au moment où Bill s’apprêta à repasser la limite, il aperçut un caillou qu’il n’avait jamais vu jusque là. Bonne pioche, son analyse fournit de nouvelles données. Bill descendit alors du véhicule pour aller prélever la pierre, qu’il rangea dans sa poche avec les myrtilles. Wernher Von Kerman lui rappela d’activer les instruments, qui dans ce nouveau biomes fournirait d’autres données. Mais ce biome était les plaines de Duna, déjà visité. Cependant, le gravimètre et le sismomètres fournirent des données à envoyer. Bill se mit alors à rouler en direction du lander. Je constatai que mon premier gadin subi avec cet engin était en fait la cause d’un changement de cap un peu brusque. Puisque la gravité de Duna était assez forte pour le que véhicule retombe assez vite au sol, je fis le chemin à la vitesse moyenne de 24 m/s (86 km/h).

    Après 11 kilomètres de route, Bill est enfin en vue du lander ! Il gara le véhicule, qui désormais ne bougera plus du tout. Il monta à bord, et attendit le bon moment pour partir. Car rejoindre un vaisseau en orbite polaire est plus compliqué que de rejoindre un vaisseau en orbite équatoriale, car il faut attendre d’être en dessous de son orbite (la planète tourne) mais aussi que le vaisseau lui-même soit au dessus de nous, ce qui laisse une toute petite fenêtre. Arrivé au bon moment, je décolle. Durant ma montée, j’assiste à un magnifique lever d’Ike. Une fois en orbite à 55km, je me rends compte qu’il ne me reste plus que 60 m/s de delta-v (j’ai du remettre un coup de gaz durant la montée pour compenser le freinage atmosphérique), qui tombe à 30 une fois le transfert de rencontre effectué. En plus, je ne suis pas exactement sur le même plan orbital que le vaisseau, ce qui complique la tâche quand on est en orbite polaire.

    Une chose est sûre, je devrai faire le gros du travail au RCS. Mais malgré quelques essais, je n’ai pas encore réussi à rejoindre le vaisseau. Je pense qu’en corrigeant l’angle je pourrait déjà avoir une meilleure rencontre (l’actuelle est à 7km). Et une chose est sûre, c’est que je vais modifier le lander pour qu’il embarque plus de carburant. Bill a finalement réussi a se docker au lander : en fait il suffisait juste de faire un autre point de manoeuvre avec poussée en rétrograde pour diminur la distance minimale d’approche (300m) et de freiner en anticible au bon moment (enfin presque : vu que j’ai fini au RCS, j’ai dépassé une fois le vaisseau avant de revenir vers lui) ! Un an plus tard (le temps d’arriver à une nouvelle fenêtre de tir), la question est de savoir comment partir d’ici depuis une orbite polaire.

     

    Je décide de faire la méthode simple et de me mettre d’abord en orbite équatoriale pour ensuite faire le burn d’éjection. Deux cents jours plus tard, la capsule de Bill descend dans le ciel de Kerbin, accrochée à ses deux parachutes, et se pose doucement dans l’eau près d’une plage, Bill en profitant pour glaner un peu de science. Mission accomplie.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 3 semaines par FSTH000.

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    #15192
    FSTH000
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    Épisode 9 – Kerbal Moho I (1/2)

    Après avoir lancé Jebediah et sa Jeep en vue d’une mission vers Moho, je décide d’aller voir ma station dunienne revenue autour de Kerbin pour transmettre sa science. Mais cet AspanaNuke SpaceLab (nom officiel du vaisseau), au bout d’une mission de plus de vingt ans, n’a quasiment plus de données à analyser. Il est temps de ramener ses occupants à la maison. Je lance donc aussitôt un vaisseau de récupération, et une fois en orbite entame la procédure de rencontre. Quelques minutes plus tard, j’arrive donc en vue de la station, à côté de laquelle je me gare. Son port d’amarrage n’est pas utilisable, car y est attaché l’étage de propulsion nucléaire. C’est donc par EVA que les trois kerbonautes rejoignirent le vaisseau qui devait les ramener à la maison, abandonnant la station qui les avait hébergés vingt ans durant, et qui désormais resterait abandonnée autour de Kerbin, témoin de ce qui fut la plus longue mission habitée jamais réalisée de ce programme spatial. Un désorbitage et une rentrée atmosphérique plus tard, la capsule amerrit dans l’océan.

    Cette mission là accomplie, je me suis employé à faire mes manoeuvre d’interception de Moho pour la Jeep : j’ai d’abord fait une évasion minimale, et avec un deuxième noeud en orbite solaire fait le transfert vers Moho en corrigeant l’angle, ce qui me permit d’avoir une bonne rencontre, contrairement au burn d’évasion « tout en un » suggéré par ksp.olex.biz (sans doute à cause de l’orbite excentrée de la planète). Je me rendis alors compte que la manoeuvre de rencontre finale de la Jeep se fera dans… 412 jours. En effet, la seconde manoeuvre se déroulant en orbite solaire (notamment pour la correction d’inclinaison), j’ai du le placer avant la position de Kerbin au moment de la sortie du vaisseau de sa SOI. Pas grave, d’autant plus que la tentative de refaire de noeud au bon endroit fut un échec. Mais ce n’est rien comparé à ce qui va arriver ensuite… La Jeep placée sur une trajectoire d’éjection, je moccupe de Jebediah. Je décide de brûler ce qui reste de carburant dans le réservoir du premier étage à l’endroit où je placerai le premier noeud (car une fois celui ci vide, le vaisseau doit se détacher et se retourner pour prendre le lander, à la Apollo, et ça prend un peu de temps qui n’est pas utilisé pour faire le burn). Une fois le lander récupéré et le premier étage largué, je réalise le (long) burn d’éjection, juste assez pour quitter la SOI. La deuxième manoeuvre est réalisée 13 jours plus tard, après un très long burn de transfert de 3500 m/s. Après seulement 150 jours de voyage, j’arrive en vue de Moho. C’est en faisant le noeud de circularisation que je me rendis compte du problème : le burn fait 4500 m/s et dure 20 minutes ! Ne pouvant faire autrement, je continue sur ce noeud. A l’issue de ce très long burn, il ne me reste plus un seul réservoir latéral : Jeb ne pourra pas rentrer chez lui tout seul, il lui faut envoyer un vaisseau de sauvetage.

    Je sais d’où vient le problème : Moho tournant très vite autour du soleil, les 13 jours de latence entre le burn d’éjection et le burn de transfert ont rendu la rencontre beaucoup plus compliquée. Résultat, j’ai du beaoucoup tirer sur l’antiradial. Enfin, la rencontre elle même a eu lieu dans la phase « montante » de la trajectoire, et pas au niveau de l’apoapsis. Résultat : trop de vitesse à annuler, et donc trop de carburant consommé ! Avant de songer envoyer Jeb à la surface Moho (de toute façon la Jeep arrive dans 412 jours, enfin s’il reste assez de carburant après la circu, vu la trajectoire), je vais donc envoyer un vaisseau de secours, de la manière suivante : en orbite de Kerbin (un ou deux jours avant la fenêtre) j’alignerai l’angle de l’orbite sur celle de Moho, et enfin ferai le burn d’éjection en une fois, d’autant plus que comme il n’emporterai pas de lander, je pourrai passer du premier étage au moteur nucléaire sans interruption.

    Tournant autour de Moho, Jebediah se demande ce qu’il a bien pu faire dans cette galère, et fustige les ingénieurs du KSC de lui avoir fait faire ces manoeuvres erronées. L’on lui répondit qu’une mission de secours arriverait. Notre Kerbonaute préféré prend donc son mal en patience, admirant Moho et attendant le providentiel vaisseau… Quelques minutes plus tard, Jebediah se voit confirmer la bonne nouvelle : le KSC lui envoie bel et bien un vaisseau de secours ! Après un gravity turn plus que parfait et un noeud de manoeuvre unique fignolé le mieux possible (la rencontre est encore sur la partie montante, je n’ai pu faire mieux), le vaisseau AsparaNuke Moho Rescue I se laisse porter vers sa destination.

    Cent vingt jours plus tard, voilà le vaisseau en orbite autour de Moho, une orbite circulaire équatoriale de 25 km. Lui aussi a eu beaucoup de vitesse à annuler, mais sans lander, il a moins de poids à emporter et a pu utiliser le premier étage et son puissant moteur pour la première partie de la manoeuvre : il lui reste donc ses deux réservoirs latéraux, entamés au tiers. C’est désormais à Jeb de faire jouer ses talents de pilote : laissé sur une orbite quelconque, il programme une rencontre à 1,9 km. Mais sa trajectoire amène au crash, il lui faut donc la réhausser… au strict minimum. C’est ainsi que notre kerbonaute revit cette sensation du « ça passe très juste » (voir mission sur Vall), alors que son vaisseau passe en trombe au ras de la surface de la planète, avec une altitude minimale de… 1900 mètres. Record battu.

    Il aperçut finalement le vaisseau de secours, apparaissant à contre jour devant le soleil, plus gros que jamais. Passant dans le lander, il se détacha du vaisseau désormais vide et se dirigea au RCS vers le vaisseau de secours, auquel il s’amarra parfaitament. Mais il restait encore trop peu de carburant pour rentrer ensuite. Je décide alors d’envoyer un satellite de refuel. Il est composé de deux parties : la propulsion et le réservoir lui même, dont l’accès au carburant est bloqué. Pour l’envoyer sur Moho, je décide de faire l’éjection de façon à avoir les marqueurs de proximité visibles, et ensuite de faire le noeud de rencontre (et de correction d’angle) au niveau du noeud ascendant. C’est la meilleure méthode, car la rencontre a cette fois lieu près du périapsis ! Durant le voyage de ce satellite, j’ai reçu une alerte de manoeuvre pour la Jeep destinée à la mission de Jeb sur Moho. Mais cette manoeuvre n’a mené à aucune rencontre, et a achevé le premier étage, ne reste plus que le skycrane. Considérant le véhicule comme irrémédiablement perdu, j’ai placé une alerte à l’apoapsis de son orbite, afin de freiner le plus possible et espérer envoyer la Jeep dans le Soleil. Ca promet d’être intéressant.

    Finalement, le satellite arrive dans la SOI de Moho : sa vitesse est de 2300 m/s, soit la moitié des autres missions vers cette astre. La circularisation faite (j’ai du dévérouiller l’accès au réservoir de refuel pour faire la manoeuvre), je m’emploie à la rencontre avec le vaisseau de Jeb. C’est là que je compris le véritable fonctionnement des noeuds de manoeuvre : vous dirigez le marqueur de rencontre du haut, et le but du jeu est de le rapprocher le plus possible du marqueur du bas sur les trois axes. C’est ainsi que j’ai fait la rencontre la plus précise et la plus parfaite de ma carrière de kerbonaute : 250m de distance pour une vitesse relative de 27 m/s ! Voyant ce curieux satellite arriver, Jeb alors déjà assis dans le lander désamarre ce dernier, afin de laisser le champ libre au satellite. Quelques manoeuvres au RCS plus tard, voilà le satellite amarré au vaisseau. Peut être que cette mission de refuel n’était pas indispensable, après tout Jeb avait entamé son retour de Jool sans aucun réservoir latéral. Mais c’était surtout pour tester un nouveau type d’engin, que j’ai d’ailleurs modifié : remplacement du petit réservoir de propulsion par un plus gros (pour pas tirer sur le réservoir de refuel), ajout d’une batterie et de deux antennes supplémentaires. Il en existe deux versions : une normale et une Jr, la différence résidant dans la taille du docking port. Le peu d’ergol restant transféré, je désamarre le satellite et le place sur une trajectoire suborbitale avec les RCS. Jeb est désormais prêt à descendre vers la surface de Moho…

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    #15200
    FSTH000
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    Épisode 10 – Challenge Rover Duna Keep

    Alors que Gene Kerman s’apprêtait à donner l’autorisation à Jeb de descndre sur Moho, une dispute éclata entre deux ingénieurs du KSCFS : l’un arguait que emmener un rover sur Duna et le ramener ensuite sur Kerbin sans rien laisser à la surface de la planète rouge était possible, l’autre que non. Oui, les ingénieurs de ce centre se posent des questions existentielles très spéciales. Afin de calmer les esprits (la bonne entente nos équipes est une de nos priorités, au KSCFS), Werhner et Gene décidèrent d’organiser cette mission, afin de voir lequel des deux avait raison. Deux camps opposés se sont alors formés au sein du personnel du centre spatial, les paris furent pris. Le seul à être neutre dans l’histoire est Jebediah, qui rappelons le se trouve dans son lander au dessus de Moho, prêt à descendre. Mais l’équipe au sol a visiblement mis en pause sa mission pour se consacrer au défi.

    La solution retenue fut un tout petit rover engoncé dans une soute, et relié à elle par des dockings ports. Une solution stable choisie par les ingénieurs pour que cette masse libre dans la soute ne déséquilibre pas le vaisseau. L’on trouve sur ce dernier deux moteurs pour redécoller, deux paires de parachutes (une pour Duna, une pour Kerbin) et des aérofreins, afin de minimiser l’utilisation des moteurs à la descente, pour économiser. Cet atterrisseur est relié par un docking port Sr. à un étage de propulsion nucléaire, assez petit sans Asparagus, bien loin des designs habituels du programme, mais suffisant pour assurer un aller retour sur Duna, et pourvu d’un bouclier thermique de 10m pour le retour sur Kerbin.

    Une nouvelle fusée, beaucoup plus grosse mais également beaucoup plus simple, servirait à envoyer le tout en orbite. Pour d’éventuelles futures missions en binôme sur Duna, les ingénieurs conçurent une déclinaison de ce vaisseau, où la soute avait été remplacée par une conserve Mk2, et le bouclier thermique remplacé par un réservoir. Un an plus tard (le temps d’arriver à une bonne fenêtre de tir), un décollage, une mise en orbite, un transfert et 200 jours plus tard, le vaisseau était en vue de Duna. Après une aérocapture et 3 noeuds de manoeuvre, le vaisseau se détacha de l’étage de propulsion, et descendit sur Duna. Le freinage fut efficace, bien qu’une légère poussée des moteurs sur la dernière dizaine de mètres fut nécessaire, afin de permettre un atterrissage en douceur : en effet, pour que le rover descende de la soute et y remonte correctement, il n’y a pas de pieds sur l’atterrisseur et fut placé une plaque sous la soute pour faciliter la montée du rover.

    Le petit véhicule se détacha de son vaisseau et fit un petit tout, histoire de valider le défi, avant de revenir dans la soute où il s’ammarra sans difficulté. Une minute plus tard, le vaisseau redécolla, sa mit en orbite pour finir par s’ammarrer à l’étage de propulsion. Un an plus tard, le temps d’arriver à une fenêtre de retour, le vaisseau et son rover dit en revoir à Duna pour se diriger vers Kerbin. 300 jours plus tard, le vaisseau arriva en vue de l’endroit d’où il était parti. L’étage de propulsion se découpla, et le bouclier thermique se gonfla. Après une rentrée atmosphérique musclée (jugez-en à la couleur du bouclier), les parachutes se déclenchèrent, et le vaisseau se retourna dans sa position normale sitôt le bouclier thermique largué. L’atterrissage aurait pu être plus que parfait si le deuxième docking port (attaché au bouclier, et qui supportait la batterie et le module de contrôle de l’étage de propulsion) ne se trouvait pas juste en dessous, ce qui déséquilibra l’atterrisseur et le fit basculer sur le côté.

    Une fois récupéré, le rover effectua un petit tout d’honneur du centre, forçant les perdants à reconnaître leur défaite. Mais ils furent bons joueurs, et comme convenu payèrent au gagnant une tournée de Jeb’s Beer, avant d’aller reprendre leur travail pour continuer la mission de Jeb, qui commençait sérieusement à s’ennuyer au bout d’un an passé sans rien faire, malgré ses nombreuses conversations avec sa copine Valentina, qui par solidarité était aussi restée neutre. Quand à moi, satisfait de la réussite de ma mission, je fus gratifié en fermant le jeu d’un château de sable munaire sur le menu, et constatant sur le launcher steam que je venais de passer ma centième heure de vol sur KSP… selon Steam 😉

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