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Épisode 13 – Un couple sur Duna (2/2)

Impatients de partir en exploration, Jeb et Val n’ont finalement pas attendu que les batteries du rover soient chargées. Cap au sud !

Le comportement de route de cet engin est assez spécial, comparé à la Kerbal Jeep : les voies et l’empattement étant plus courts, il ne s’agit pas d’être brusque dans les virages, et même en freinant (un freinage trop brusque fait osciller dangereusement les suspensions), sous peine de se retourner ! Et c’est ce qui arriva. Mais rien de cassé, et pas de panique ! Grâce au SAS de la conserve, j’ai pu remettre le véhicule sur ses quatre roues. Finalement, nos deux Kerbonautes arrivèrent à leur objectif. Ils descendirent du rover, et j’en profitai pour faire un gros plan sur l’écran situé à l’arrière de leur backpack, qui m’avait intrigué. Pendant ce temps, Jeb et Val mirent en place les modules d’expérience au sol. Pour être honnête, il n’y en a qu’un seul, la station météo. Ce type de matériel ayant besoin de son générateur électrique, d’une antenne et d’une station de contrôle (qui doivent avoir leurs propres générateurs), les capacités des soutes du rover se sont révélées insuffisantes pour en emporter plus.

Qu’importe : le KSCFS n’a réellement plus besoin de science depuis que les dernières pièces de l’arbre technologique ont été débloquées. Après avoir pris la pose, les deux Kerbals remontèrent dans le rover (en échangeant leurs places) et prirent le chemin du retour. Après plusieurs minutes de route, laissant le rover accélérer et ralentir au gré des reliefs, Jebediah et Valentina arrivèrent à en vue de leur lander, et se garèrent à côté. Alors qu’ils descendaient du véhicule et portaient leur regard vers l’endroit d’où ils venaient, le HUD de leur casque leur indiqua que les modules au sol se trouvaient à 7.8km de là.

 

Après un instant photo, ils remontèrent ensemble. C’est alors que Valentina se rendit compte qu’ils avaient oublié dans le rover le rapport et le prélèvement réalisés lors de l’installation des modules au sol. Alors que Jeb rentrait s’asseoir à sa place, elle courut au rover récupérer les données, avant de rentrer à son tour. Quelques heures plus tard, le lander était prêt à partir, l’étage de propulsion se trouvant juste au dessus d’eux… il était temps de rentrer à la maison. Après que Jeb ait désactivé le cardan des moteurs pour éviter les pirouettes impromptues, le lander s’arrache du sol rouge de Duna, laissant derrière lui un drapeau, un rover et un ensemble de modules au sol. Quelques minutes plus tard, il se retrouva en orbite.

 

Pour l’ascension, je me suis aligné sur une direction donnée par le marqueur cible de l’étage de propulsion. Mais en bout de compte, mon orbite n’est pas du tout sur le même plan de celle de ma cible, avec une différence de 30 degrés. Et invariablement, tout noeud de manoeuvre pour corriger ça m’amène soit à une panne sèche, soit à une rentrée atmosphérique. Ou les deux. Puisqu’on ne peut pas venir à l’étage de propulsion, eh bien c’est l’étage de propulsion qui viendra à nous ! En fait, ce dernier s’est contenté de l’aligner sur le plan orbital du lander, en agrandissant son orbite de 5km, histoire d’avoir de la marge pour le transfert. D’ici là, Jebediah et Valentina purent rejoindre l’étage de propulsion, de manière très précise (100m), et le docking se fit correctement, assisté par les corrections RCS de l’étage de propulsion.

Après un an d’attente, les deux Kerbonautes effectuèrent le burn d’éjection de Duna. Trois cents jours plus tard, ils arrivèrent en vue de Kerbin, qu’ils approchèrent par le dessous : en effet, ils n’ont pas ramené leur orbite dunienne à l’équateur avant l’éjection. Valentina découpla alors la conserve du reste du vaisseau. et se pencha à la fenêtre pour admirer la calotte glaciaire du pôle sud de Kerbin, Jeb se remémorant la mission au pôle nord que Bill lui avait racontée, il y a 49 ans…

Peu après, les deux kerbals initièrent leur rentrée dans l’atmosphère, et rigolèrent doucement en repensant à la description de la conserve par le fabriquant, qui l’affirmait « incapable de survivre à une rentrée atmosphérique, ou à un éternuement » quand les effets thermiques cessèrent, avant d’ouvrir les portes des soutes renfermant les parachutes, qui furent déployés à 2000m, et s’ouvrirent complètement à 500m. Contrairement à ce que craignaient les ingénieurs, la conserve ne se retourna pas, et finit par toucher l’océan à 10 m/s.

Mission accomplie, la première version FS Kerbal Asparanuke Mk2 a réussi son baptême du feu. Et la version finale est prête, et va remplacer le FS Kerbal Asparanuke Mk1 (le vaisseau interplanétaire des missions précédentes) pour les voyages habités vers les planètes lointaines !

Plus de 100 heures de vol selon Steam, beaucoup plus en réalité... Je fais aussi des blueprints publiés chaque mercredi par les Facebook et Twitter officiels de KSP : https://www.artstation.com/fabiansteven