Répondre à : L’épopée scientifique du KSCFS

Connectez-vous.

Mot de passe oublié ?

Inscrivez-vous.


#15143
FSTH000
Participant

Episode 7 – Jeep munaire

Dans l’épisode précédent, je vous avais parlé de la Kerbal Jeep, élément central de ma prochaine mission. Elle est dotée, outre son siège et ses quatre roues, d’une antenne, dune batterie et d’un RTS, quelques instruments, mais aussi d’un bras robotique pour analyser les roches !

Après quelques mises au point, le véhicule est emporté par la fusée vers Mun. Je choisis comme site d’amunissage une cuvette à la base d’une montagne du cratère sud-ouest (je crois), et y pose la jeep sans difficulté, puis après une balade sur roues de quelques centaines de mètres (on était en pente et j’avais oublié le frein à main), détache le skycrane. Dans la foulée, j’envoie Bill Kerman (un ingénieur, pour réparer les roues en cas de problème) à bord du lander FSLMM, auquel j’ai retiré le conteneur à science. Quatre heures plus tard, Bill se pose à 400 mètres de la Jeep, qu’il rejoint rapidement en jetpack après avoir planté le drapeau et récupéré un échantillon de sol.

Tout content d’essayer son nouveau jouet, Bill monte sur l’unique siège du véhicule, desserre le frein à main et se dirigea vers la pierre la plus proche, afin d’utiliser le bras robotique. Sa déception fut grande : le bras refusa de fonctionner, car il lui faut 250 unités d’énergie électrique. Or, la batterie de la Jeep n’en a que 200. Un peu déçu par cet échec, Bill descendit du véhicule et alla récolter la pierre à la main. Il revient ensuite avec la Jeep près du lander, manquant de renverser le drapeau, et se parqua devant, non sans serrer consciencieusement le frein à main. Il descendit ensuite de son petit véhicule munaire pour admirer le coucher de soleil derrière la bordure du cratère, pendant que sur Kerbin je réparai mon erreur en rajoutant une seconde batterie circulaire, portant la charge électrique à 415. Bill ne bougera pas : j’enverrai la nouvelle Jeep au site d’amunissage, et supprimerai l’ancienne depuis la station de suivi.

Finalement, Bill a reçu sa nouvelle Jeep avec cinq petit jours de retard (le temps que la nuit munaire passe). J’ai légèrement modifié le skycrane en prenant des réservoirs latéraux plus petits, inutile d’avoir autant de delta-v, même pour atterrir sur Tylo… Question pilotage, je me suis mieux débrouillé que la première fois, j’ai posé la Jeep à 100 m du lander. Enfin posé, je devrais plutôt dire largué : juste avant de toucher le sol j’ai remis les gaz a fond tout en découplant le skycrane de la Jeep, qui a fait une chute de quelques mètres jusqu’au sol.

Bill, tout content, descend l’échelle de son lander et rejoint la Jeep en un petit coup de jetpack. Encore une fois, je n’ai pas pensé à mettre le frain à main, mais la pente est cette fois douce et le petit véhicule roule assez lentement pour que le kerbal puisse la rattraper à pied… pour se mettre en travers de sa route afin de le stopper. Le bug de collision du au relèvement de Bill après ête passé sous la Jeep l’a propulsé à une cinquantaine de mètres. A part le tournis et une certaine incompréhension quant à ce qu’il vient de se passer, rien de grave. Bill monte donc sur le siège de la Jeep et la conduit jusqu’à la pierre la plus proche. Les équipes du KSCFS ont ils bien réglé le problème d’approvisionnement en énergie du bras d’analyse ? Cette fois le bras s’actionne et… Dieu que cette animation est magnifique !

Après avoir chauffé la surface de la roche, le bras fait tourner sa tourelle pour une analyse spectrométrique à partir d’une dispersion par laser (comme Curiosity), puis change une dernière fois d’instrument pour une triple tourelle d’objectifs, qui vont analyser les microdétails de la roche ! Après quoi le bras revient sagement à sa place et nous délivre son rapport, que j’ai envoyé via l’antenne : j’ai débloqué tout l’arbre technologique, plus besoin de tout rapporter pour avoir le plus de science possible. Après cela, je me dirige vers un mini-cratère, que j’analyse également. Après cela, j’en profite pour changer quelques réglages : j’active les freins avant pour un freinage rapide, et active la direction des roues arrières pour plus de maniabilité. Nulle crainte à avoir : la garde au sol est basse, et la voie de même que l’empattement sont assez larges, de quoi assurer une bonne stabilité au véhicule. Enfin je vais pas non plus faire trop le fou, on est avec une gravité six fois inférieure à celle de Mun, et le moindre retournement serait irréversible. Prudence, donc.

Une fois l’analyse envoyée, je replie l’antenne et me dirige vers ma prochaine destination : le rebord ouest du cratère. La pente est de 25 degrés, si bien que j’active la motorisation des deux roues arrières pour ne pas perdre en vitesse. La vitesse de croisière et de 5.6 m/s (18 km/h) avec sur le plat des pointes à 10 m/s (36 km/h), faisant passer la Jeep lunaire d’Apollo pour un fardier anémique. Après une montée d’environ… 300m de dénivelé (j’ai pas pensé à regarder, alors j’estime, je gare ma Jeep au bord du ravin, et Bill en descend pour aller admirer le lever le soleil. Vu d’ici, l’ont voit à peine le lander, qui a 1115m de notre position est vraiment minuscule. Bill remonte à bord, et la Jeep se dirige vers un nouveau cratère à analyser. Malheureusement, l’analyse n’apporta aucun point de science, puiqu’un premier cratère identique avait déjà été scruté, et les données envoyées. Un peu déçu, je décide d’aller prospecter plus loin. La jeep redémarre, et affronte quelques instants plus tard une forte pente de 28,7 degrés. La motricité des roues arrières est donc réactivée pour ne pas perdre en vitesse. Malgré un freinage préventif, la Jeep s’envole légèrement en franchissant la crête, avant de retomber sur ses roues.

Quelques dizaines de mètres plus loin, sur le sommet de la crête, se trouve un autre cratère, mais celui ci à l’air différent des autres. L’analyse me donna raison, car elle l’identifia comme un gros cratère munaire. Une fois les données récoltées et envoyées, Bill se dirigea vers le nord. Il alla analyser un caillou, mais là encore cela ne donna aucun point de science. Alors que la Jeep se trouve à quatre kilomètres et demi du lander, je décide de rebrousser chemin et de rentrer. Les légères pentes montantes devenant des légères pentes descendantes, je battis un nouveau record de vitesse sur roues (28,7 m/s, soit 103 km/h), mais sans pour autant oublier de freiner à l’approche de la crête. Bill s’arrêta pour envoyer les mesures des instruments embarqués, puis continua sa route en contournant la crête pour passer par sa partie la plus douce.

La pente se faisant plus fort, je ne touchai plus à la manette des gaz, freinant de temps à autre pour garder une vitesse raisonnable. Finalement, après plusieurs minutes de routes, Bill arriva en vue du lander, avant de se garer à côté du drapeau. Il serra le frein à main, descendit du véhicule qui avait maintenant parfaitement prouvé son efficacité et de ce fait accompli sa mission, se hissa dans le lander et le fit décoller sans autre forme de cérémonie. Une mise en orbite, un transfert et un aérofreinage plus tard, Bill était de retour sur Kerbin. Pour les prochaines missions, je ramènerai la station dunienne autour de Kerbin, après 20 ans passés autour de Duna. J’enverrai ensuite successivement à intervalles rapprochées une Jeep (à laquelle j’ai remplacé la dernière poutre longitudinale par un deuxième RTS, pour recherger les batteries plus vite) et un vaisseau interplanétaire, dans le but d’explorer la limite du pôle nord de Duna !

  • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 5 mois par FSTH000.

Plus de 100 heures de vol selon Steam, beaucoup plus en réalité... Je fais aussi des blueprints publiés chaque mercredi par les Facebook et Twitter officiels de KSP : https://www.artstation.com/fabiansteven