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#15105
FSTH000
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Épisode 5 – Escapades jooliennes et eviennes (1/2)

Une deuxième mission habitée a été lancée à destination du satellite naturel de Eve, avec Valentina aux commandes et un lander ionique au delta-v astronomique de 16 000 m/s ! Le voyage s’annonce bien, d’autant quelle a prévu quelques films pour patienter.

Après avoir songé à envoyer Jeb sur Eeloo, j’ai finalement renoncé, car le burn était tellement long qu’il abaissait mon periapsis jusqu’au sol. J’ai donc décidé d’envoyer Jeb sur Jool (enfin, pas sur Jool même, mais sur Vall, Bop ou Pol) non sans avoir ajouté quelques BOOSTERS pour accélérer la manœuvre. En théorie. Mais la théorie fonctionne (enfin juste pour s’échapper, je fais le transfert vers Jool en orbite solaire) ! Par ailleurs, j’ai envoyé le satellite relais que je destinais à Jool vers Eve, pour que Val puisse envoyer ses relevés avec un rendement de science maximal ! Depuis quelques temps (sans doute depuis que j’ai découvert les outils précision de la 1.7), j’ai développé le syndrome de la précision extrême : j’ai passé 5mn a fignoler mon noeud de manoeuvre comme pas possible pour avoir une jolie rencontre avec l’une des lunes de Jool, à savoir… Vall.  Encore un peu d’affinage au RCS pour avoir un joli périapsis de 150 km, et c’est bon !

Je regarde le compteur : trois ans de voyage ! Mais Jeb n’est pas du genre à se laisser abattre. Il attrapa son micro et demanda au KSCFS de la mettre en relation avec Valentina, qui vient d’arriver dans le voisinage de Eve… En effet, après des dizaines de jours de voyage, Val est arrivée à destination, et peut admirer la somptueuse planète violette. Elle entama sa circularisation, qu’elle effectua avec succès. J’en profitai pour activer les instruments. C’est en l’envoyant récupérer les données que je me rendis compte d’une erreur de conception : en replaçant le gravitomètre et le sismomètre, j’avais laissé la symétrie x2, ce qui clona inutilement les pièces, qui se confondent avec le thermomètre et le baromètre. Mais ça va, Valentina a pu récupérer les expériences sans problème, et faire un rapport d’EVA, qu’elle envoya immédiatement, de même que le rapport d’équpage.

En consultant les relevés d’expériences, je me rends compte d’une chose : malgré un réseau à 100 %, les envois d’expériences ont toujours moins de rendement que quand on les ramène sur Kerbin. Je ne me donne même pas la peine de me demander comment améliorer ça, je sais que c’est inéductable. En attendant, il faut que Valentina rallie Gilly, véritable objectif de la mission ! Une correction d’angle et un transfert (économique) plus tard, me voilà en train de circulariser à 15km de ce gros astéroïde, dont je constate que la surface a elle aussi bénéficié de textures HD (Squad n’avait pas montré Gilly dans les vidéos, mais le disait dans le récap de la 1.8, de même que Eve) ! Pendant que Val sortait récupérer les expériences (inutile, pour l’instant) et faisait son rapport, je me suis rendu compte en passant sur la vue carte de la réalité de la faible gravité de ce machin : en deux coups de jetpack je pourrais atterrir dessus, mais un kerbal ne sait faire que des rapports d’EVA et ramasser des cailloux… Avec mon lander ionique, je me ferai tranquillement les trois biomes de Gilly ! Enfin, vous vous souvenez peut être du satellite relais que j’ai lancé presque immédiatement après le vaisseau de Valentina : eh bien il n’a pas fait sa rencontre avec Eve (ou alors j’avais oublié de mettre une alarme pour ensuite circulariser). Une correction de manoeuvre plus tard, et le satellite rencontrera Eve dans une révolution, et cette fois ci, je n’oublie pas l’alarme !

Valentina passe donc dans le lander, qui se détache du vaisseau avant de déployer ses deux panneaux solaires 3×3. Je tourne la fenêtre vers la face éclairée de Gilly, dont la surface semble scintiller. Magnifique. Mais il est temps d’atterrir : je vise le haut d’une montagne, mais la chose n’est pas facile : avec la faible gravité, le lander descend trèèèèèès lentement, tellement lentement que la rotation de Gilly a vite fait de décaler ma cible.

Après plusieurs corrections, je parvins à me poser sur l’astre cabossé (heureusement que j’ai pensé à passer la navball en mode Surface, sinon j’en aurais bien bavé). Coup de chance, le lander s’est « ancré » dans le sol, et ne bouge plus. Il est temps pour Valentina de sortir… En sortant de la conserve, Valentina a lâché l’échelle pour voir combien de temps elle mettrait à arriver au sol. Mal lui en a pris : un bug de collision plus tard, elle descendait vers la surface en tournoyant, complètement étourdie. Après un rebond, elle reprit ses esprits et se jeta sur les commandes de son jetpack, se posant doucement sur Gilly.

On ne m’avait pas menti sur la gravité : le moindre pas propulse Val sur une dizaine de mètres, si bien que le jeu la considère comme « en saut » au bout de quelques secondes en l’air. Le jetpack reste le moyen le plus commode de se déplacer. Après être remonté sur l’échelle pour la photo et avoir planté le drapeau, Valentina s’emploie à récupérer les données puis à faire un rapport d’EVA, avant de prélever un échantillon de sol. Il est temps de partir vers le deuxième biome. Val remonte dans le lander, qui replie son échelle et décolle. Je décide de me poser à l’extrême inverse : le point le plus bas de Gilly. J’ai fait une folie en envoyant Val faire un rapport d’EVA pendant la descente, juste au dessus de Gilly. Pas une très bonne idée : je n’ai pu que peu freiner, et le lander a rebondi assez fort sur le côté (1,5 m/s), avant de se poser plus loin. Bilan : un panneau solaire cassé.

 

Cette fois, le lander ne s’est pas ancré correctement, et tourne lentement sur lui-même, ce qui est assez peu physiquement logique, vous en conviendrez. Je fais faire à Val ses rapports, non sans avoir rattrapé une looooongue chute due encore une fois à un bug de collision, et en avoir fait une photo avec Eve en fond : n’est ce pas artistique ?

Encore une fois pour avoir une belle image, je décide d’accélérer le temps pour avoir un joli coucher d’Eve. Malheureusement, dès que le temps normal (et donc la physique) est revenu, le lander a fait un bond d’une dizaine de mètres en l’air, de façon inexpliquée. Les efforts de Val pour remonter dedans afin d’en reprendre le contrôle furent vains, et le lander retomba sur Gilly en se renversant sur le côté.

Après avoir songé un instant à récupérer les données puis à rejoindre le vaisseau en jetpack, j’essaie de pousser le vaisseau avec Valentina, afin de le retourner. Quelques secondes d’efforts plus tard, le vaisseau et dégagé et s’envole dans un long rebond. Valentina parvient cette fois à le rattraper, et à le poser de manière stable sur le sol. Je décolle immédiatement après, placant mon apogée à 7 km de Gilly. Inutile de faire le troisième biome, le lander a atteint sa limite de capacité de stockage de rapports. Et puis honnêtement, Valentina en a un peu marre d’évoluer sur ce caillou dénué de gravité. Après une loooongue montée (décidément tout est lent sur ce caillou), je parviens à circulariser, mais le vaisseau n’est pas placé de manière optimale par rapport à moi. Je passe donc sur le satellite relais en orbite autour de Eve pour « passer le temps » plus facilement, afin que les deux vaisseaux soient placés correctement.

Ceci étant fait, j’effectue ma manoeuvre de transfert vers une rencontre à 2,4 km, qui ne cesse de diminuer avec les corrections au RCS effectuées tout au long de ma progression. J’arrive finalement en vue du vaisseau, qui a légèrement devié de son axe normal, et annule ma vitesse avant de me rapprocher. Je m’arrête à une centaine de mètres de lui, et décide d’attendre le lever du soleil sur Gilly pour m’amarrer, afin d’y voir clair.

Après avoir pris cette belle photo du vaisseau sur fond de Gilly ensoleillé à travers la fenêtre, je me place en antinormal, et me docke au vaisseau deux minutes plus tard. Après que Valentina soit sortie récupérer les 13 rapports du lander et les ait ramenés dans le pod, je me désamarre du lander et entame une trajectoire d’évasion de Gilly, qui m’mène sur une orbite evienne de 700 km de periapsis, qui sera circularisée un peu plus tard, et dont le plan orbital (jusque là identique à celui de Gilly), est ramené à presque 0°. Ne reste plus qu’à attendre un an avant la prochaine fenêtre, heureusement que Valentina a ses chips, ses films et la compagnie radiophonique de Jeb, toujours en route vers Vall. Entretemps, j’ai fait effectuer au satellite relais destiné à Eve la correction nécessaire à une rencontre, mais cette rencontre disparaît après une dizaine de secondes de warp. Tant pis, le satellite en présence est tout de même efficace. J’ai finalement réussi a avoir une rencontre avec Kerbin, en procédant de la manière suivante : un premier noeud d’éjection, avec le delta-v minimal, puis un deuxième, situé au noeud ascendant de l’orbite solaire, chargé d’aligner le plan orbital sur celui de Kerbin et de faire le transfert nécessaire. C’est donc une centaine de jours après avoir quitté Eve et au bout de trois ans de mission que Valentina peut enfin retrouver la douce chaleur de Kerbin. Et elle a de quoi être fière d’elle : la mission a rapporté 2308 science !

  • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 5 mois par FSTH000.

Plus de 100 heures de vol selon Steam, beaucoup plus en réalité... Je fais aussi des blueprints publiés chaque mercredi par les Facebook et Twitter officiels de KSP : https://www.artstation.com/fabiansteven