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Épisode 4 – Kerbal Dres I et labo pour Duna

Pour pallier les problèmes de translation de mon lander, je lui ai ajouté des RCS linéaires sur l’axe manquant. Je rajoute aussi deux fois plus de struts pour plus de rigidité et remplace le double découpleur par un séparateur. Ensuite, puisque un sat relais était en route pour Dres, une idée assez fêlée a germé dans mon esprit : et pourquoi pas envoyer un kerbal sur Dres ? D’après la carte de delta/v ce n’était pas onéreux… Puisque le sat n’était pas parti il y a très longtemps, j’ai utilisé la configuration céleste en place. Une fois en orbite (après avoir réalisé des mesures avec les nouveaux instruments), j’ai opté pour la technique de transfert suivant : envoyer le vaisseau dans la direction du prograde de Kerbin (puisque Dres est une planète « extérieure »), puis une fois sorti de sa SOI, faire 2 points de manoeuvre successifs pour corriger l’inclinaison et pour faire le transfert vers Dres. Mais voilà : les antennes haut gain, contrairement à ce que leur nom indique, ne sont pas du tout efficaces : à la fin de mon premier burn, je n’ai pas pu enlever le point de manoeuvre (commandes verrouillées car plus de contact), et l’envoi d’un relais autour de Minmus n’a rien changé. J’en ai profité pour mettre les mêmes antennes que les sat sur le vaisseau dans le VAB. Heureusement (après la mise en orbite du relais autour de Minmus), le premier point de manoeuvre s’est miraculeusement effacé, ce qui m’a permis de faire mon (très long) deuxième burn. Temps avant l’arrivée dans la SOI de Dres : plus de deux ans, et le sat relais arrive 90 jours plus tard. Courage Merbie ! J’arrive finalement en vue de Dres, mais faute de pouvoir faire un point de manoeuvre, j’ai du circulariser à l’aveugle, ce qui a duré anormalement longtemps (logique en fait, Dres étant une planète avec peu de gravité, la vitesse orbitale moyenne est plus faible, et la circularisation est donc plus longue. Je finis par être en orbite autour de Dres, mais les réservoirs du vaisseau accusent 3800 m/s de delta-v restant. Je sais pas si c’est assez pour rentrer sur Kerbin (sachant que les manoeuvres orbitales autour de Dres coûtent un delta-v si faible que négligeable, en théorie). Après j’en aurai sans doute un peu plus puisque je laisserai le lander sur place, et si j’arrive à transférer de manière équitable le carburant de ce dernier dans les deux réservoirs latéraux. Et le sat ? La circularisation s’est faite sans problème.
Délaissant un moment Merbie, je décide de lancer un labo interplanétaire autour de Duna. J’ai finalement vu juste en remplaçant les 4 Skippers latéraux de ma fusée par des Mainsail, car cette dernière s’est finalement mise en orbite, emmenant avec elle le vaisseau nucléaire. Comme l’orbite d’attente de la station n’était pas régulière (la fatigue, sans doute), j’ai placé ma fusée sur une orbite de 250 kilomètres, pour l’intercepter « par le haut ». Arrivé à proximité, je ne me suis pas cassé la tête : j’ai orienté la station vers le vaisseau, et j’ai avancé doucement. Après une première tentative ratée (j’étais à 3m/s, essayez de freiner une fusée de 50 tonnes avec 4 pauvres RCS), j’ai finalement réussi à m’amarrer à la station. J’ai programmé une alarme pour la prochaine fenêtre de tir vers Duna avec Kerbal Alarm Clock.La préparation de la station pour Duna étant terminée, revenons à Merbie Kerman, que nous avions laissé en orbite autour de Dres : il est temps d’atterrir ! Je place comme à mon habitude le vaisseau dans l’axe normal, de façon à le retrouver « à la même place » qu’en partant, et désamarre le lander, non sans y avoir transféré Merbie. Je décide de me poser à la limite entre une zone sombre et une zone claire, que mon esprit naïf a pris pour une limite de biome. Je pensais ainsi faire deux fois plus d’expériences et de relevés, et donc deux fois plus de science ! L’atterrissage se fit sans problème, j’ai seulement du remonter deux fois pour trouver un terrain pas trop en pente [y’a un gros cratère pas loin]), et je finis posé dans les crêtes de Dres, avec un minivolcan à proximité (malheureusement sans intérêt scientifique pour moi). Une fois les expériences faites (toutes en même temps avec un groupe d’action) et le rapport d’équipage envoyé, il est temps pour Merbie de faire ses premiers pas sur Dres ! Une fois le drapeau planté et les relevés effectués, il est temps de récupérer les relevés des instruments pour les ramener dans le lander. Heureusement, comme la gravité de Dres est faible et que la récupération des données se fait à la souris, il n’est pas difficile d’effectuer cette opération en se maintenant à la bonne hauteur avec le jetpack ! Ceci étant fait, il est déjà temps de remonter à bord ! Je fais décoller le lander pour le faire se poser plus à l’ouest, dans la zone sombre. Las : il s’agit du même biome ! Sur place, je réalise cependant la mesure de température, ayant oublié de récupérer la mesure précédente. En attendant le décollage, je déploie mes panneaux solaires, car les envois de rapports ont sérieusement entamé mes batteries. Mais Merbie commence à s’ennuyer, et commence à regarder la photo de Kerbin épinglée au dessus de la fenêtre. Il est temps de repartir.
Les panneaux solaires repliés, je décolle, prenant immédiatement un angle de 45° pour optimiser ma circularisation, avant de couper les moteurs une fois les 15 km d’apoapsis atteints. La circularisation terminée, je me rends compte je je suis absolument pas bien placé pour un docking : Merbie était tellement pressé de repartir qu’il n’a pas songé à attendre que le vaisseau passe au dessus de sa position… Je décide donc de switcher sur le satellite pour avoir une possibilité de warp plus grade, et attends que le lander passe sous le vaisseau. Seulement, malgré mes efforts, je n’arrive pas à avoir une rencontre assez proche. Ma distance avec le vaisseau est alors de 8 km. C’est là que je me dis : et pourquoi pas ? J’annule ma vitesse relative, pointe vers le vaisseau et pousse jusqu’à 10 m/s.

 

Et c’est parti pour un trajet de 8 km ! Un trajet à haut risque, ma trajectoire menant parfois à une rencontre brutale avec le sol. J’arrive finalement à proximité du vaisseau, qui n’a pas bougé par rapport à la planète (en terme d’orientation, vu qu’il est pointé en normal). Je rentre les antennes, pointe donc le lander vers l’anti-normal, et pour plus de facilité oriente le lander de façon à ce que chaque commande de translation se traduise par un mouvement dans le même sens. Après m’êre approché en jonglant avec les orientations de caméra sur les différentes pièces pour faire de jolies photos, je parviens à enquiller le lander sur le vaisseau. Je fais sortir Merbie (décidément tous mes docking de lander se sont faits de nuit) pour récupérer les dernières données prises par les intruments du lander sur le sol de Dres. Seulement… au moment de rentrer dans le pod du vaisseau principal, le jeu m’indique que le pod a atteint sa capacité maximale, et qu’il me faut jeter les expériences pour rentrer. Hors de question. Je rentre donc dans le lander, et transfère mon kerbonaute vers le pod via le port d’amarrage, et consulte les données stockées dans le lander : il n’en reste qu’une (la température à la surface de Dres). Je consulte les données stockées dans mon pod, qui sont au nombre de 16 : en fait, le jeu ne m’imposait de jeter UNE expérience, car la capacité maximale du pod est de 16 ! Je vais donc laisser ce relevé dans le lander, ou plutôt l’envoyer, pour récupérer un peu de science… Merbie a transféré le peu de fuel du lander qui restait dans le vaisseau principal, et se prépare à repartir de Dres… dans 200 jours.
En attendant, j’avance jusqu’à la fenêtre de tir vers Duna. Il y avait le risque, pour un long burn, de voir ma trajectoire rentrer dans Kerbin, à cause du fait que comme le burn est long (10 minutes), mon pointage est dirigé vers Kerbin. Eh bien ce risque ne se réalisa pas, d’autant plus que ma manoeuvre d’éjection se trouvait près du périapsis. J’ai à je moment là une réserve de 9817 m/s, largement assez pour revenir de Duna. Je corrige mon orbite pour en avoir une de 200 par 200. Même en x4, l’ensemble a bien réagi niveau physique, ma trajectoire est finalement programmée. Arrivé près de l’orbite de Minmus, je réalise les expériences, et commence à rechercher un max de science (5 par jour, soit plus de 1200 science à mon arrivée sur Duna, dans environ 250 jours. Ma trajectoire se terminera sur une orbite polaire. Car oui, j’ai réussi le transfert du premier coup, car j’ai enfin pu utiliser ksp olex correctement, et c’est ça qu’est bon ! En parlant de ksp olex, il est temps d’effectuer les caculs pour ramener Merbie à la maison ! Le site ne prend pas en compte la différence d’inclinaison du plan orbital, et recommande de faire la correction a mi parcours. J’ai donc posé un second point de maneouvre avant même d’avoir fini le premier, puis un troisième, et enfin un quatrième. Je vous cache pas que ça va être chaud niveau fuel…

Le moment est donc venu pour Merbie de dire au revoir à Dres. Je quitte la planète en me demandant comment gérer les prochains noeuds sachant que mes commandes serontr bientôt verouillées à cause du défaut de conception concernant les antennes… Mais je n’ai pas eu le temps d’y penser plus, car Kerbal Alarm Clock me rappela à l’ordre en m’informant que ma station interplanétaire était sur le point de rentrer dans la SOI de Eve. Je laissai donc Merbie à ses occupations, qui se résument à regarder par la fenêtre ou la photo de Kerbin accrochée au tableau de bord, pensant à ses amis Kerbals qui lui manquent, le tout en grignotant quelques chips. Je revins donc à mes trois Kerbals dont j’ai oublié le nom, et programmai une maneouvre de façon a avoir un periapsis de 50km, ce qui m’amena à une rencontre avec Ike. Je changeai donc de programme et décidai de me circulariser autour du satellite de Duna pour y effectuer les expériences à basse altitude. Mais c’est à ce moment là que KAC me lâcha, et il ne tua pas le warp au bon moment, l’arrêtant une heure après la maneouvre. Je recharge et recommence, mais affiche cette fois la fenêtre de fin de warp au moment de valider l’alarme ! Trop c’est trop, je ferme le jeu et installe la dernière version du mod, qui par la suite fonctionna normalement. Mais avec tout ça j’ai raté la maneouvre, et me résous à me mettre en orbite autour de Duna, à une altitude de 60km. A ce moment là, le labo turbinait à 18 science par jour à plus de 700 données, ce qui m’empêcha de faire d’autres expériences.
Revenons à Merbie : finalement, les points de maneouvre s’effacent à partir d’un certain temps quand on warp jusqu’au point suivant avec KAS activé… sauf le dernier, puisque il n’yen a plus après. Avec les commandes verrouillées, impossible d’effacer le noeud, ce qui ne permet pas de savoir ma distance la plus proche de Kerbin. Finalement, les quelques burn désespérés pour avoir une rencontre firent tomber mon delta-v à 280. C’est fini, Merbie ne reverra plus jamais les siens… frappé par la rage et le désespoir, il voulut en finir en se jetant dans l’espace et en poussant le plus possible jusqu’à épuisement de son jetpack, mais se ravisa, ne voulant pas perdre de vue le seul morceau de Kerbin qui lui reste. Puisque je ne peux me résoudre à abandonner Merbie, qui déprime de plus en plus (et toute la science avec), je décide de lancer une mission de sauvetage : j’utilise les 1000 points de science en réserve pour débloquer le meilleur module de contrôle à distance. Je l’intègre à mon vaisseau interplanétaire sans lander, auquel j’ai mis les bonnes antennes, et lance la fusée sans plus de cérémonie.

Une fois circularisé, je burn tout de suite, sans point de manoeuvre, de façon à m’échapper de Kerbin. Une fois ceci fait, je marque le vaisseau de Merbie en cible… et pousse un soupir de soulagement : les marqueurs de proximité sont proches l’un de l’autre, et pas séparés par la moitié du système solaire ! Quelques manoeuvres plus tard, je ramène la rencontre à 7km. Merbie est presque sauvé, mais il ne le sait pas : isolé dans sa capsule, sans contact avec Kerbin, le pauvre Kerbal, qui a terminé le dernier paquet de chips, a détaché la photo de Kerbin de son support, et regarde sa planète natale en pleurant, caressant doucement la photo de sa petite main mouflée en pensant à ses amis (et peut être petite amie, qui sait) qu’il, pense-t-il, ne reverra plus jamais…
Arrivé à 20 minutes du point de rencontre le plus proche, je décide de donner un grand coup de frein, et je pèse mes mots : plus de 6000 m/s de delta-v à annuler. Après un très long burn, je pointe le vaisseau vers la cible et pousse. Garder la direction de mouvement du vaisseau et la cible alignée n’est pas facile, sans RCS… Résigné à son sort, Merbie leva machinalement la tête vers le hublot de la cabine, et à ce moment là faillit s’étrangler de surprise : là dans le hublot, à quelques dizaines de mètres, se trouvait un autre vaisseau, identique au sien ! Impossible selon lui, c’est sans doute une hallucintion due à la fatigue accumulée et au stress. Afin d’en avoir le coeur net, il enfila son casque afin de sortir vérifier : le vaisseau était toujours là, immobile. Merbie reprit espoir : ce vaisseau était pour lui, et il allait le ramener à la maison !

Il se jeta sur les commandes pour s’orienter en direction du vaisseau de secours, et les opérateurs du KSCFS firent de même. Merbie donna un léger filet de gaz, avec une pointe d’appréhension : sans RCS, il ne pouvait ni corriger sa trajectoire, ni ralentir pour permettre un amarrage en douceur ; même chose pour le vaisseau de secours. Mais il fut bientôt rassuré, car après s’être cherchés quelques instants, les deux ports d’amarrage se solidarisèrent dans un « clonk » victorieux. Tout joyeux, Merbie passa dans l’autre cabine : les communication étaient rétablies, et il put échanger quelques mots avec Gene Kerman, Wernher von Kerman, mais aussi sa femme, soulagée d’entendre sa voix. Une fois le carburant restant du vaisseau transférés dans celui de retour, Merbie s’apprête à appuyer sur le bouton ordonnant le désamarrage des deux vaisseau. Au moment d’effectuer cette action, une pensé traversa son esprit : les expériences ! En effet, dans son euphorie, il avait oublié d’emmener les 15 rapports d’expérience, qui étaient restés dans la capsule. Et même si quoi qu’il arrive, le KSCFS l’accuillera en héros, Merbie, comme tout bon Kerbonaute, avait une certaine conscience professionnelle. Saisissant l’occasion, il sortit dehors, et vola jusqu’à l’autre pod pour y récupérer les précieuses expériences. Il en profita pour regarder dans la direction supposée de Kerbin, pensant à son monde qu’il reverrait bientôt. Et ce bref moment de contemplation me permit de faire une jolie photo !
Revenu dans le pod avec ses précieux rapports, Merbie se désamarra, abandonnant le vaisseau qui lui avait permis de faire un fantastique voyage, mais qui faillit bien devenir sa dernière demeure. Le KSCFS lui indiqua un point de manoeuvre aboutissant à une rencontre avec Kerbin, avec un périapsis final de 30 km, ce qui lui permettrait un aérofreinage efficace. La manoeuvre terminée, Merbie inclina son siège pour se reposer, discutant longement avec sa femme, à qui Gene Kerman avait laissé l’usage de la fréquence radio. Quelques dizaines de jours plus tard, Merbie aperçut ce qu’il ne pensait plus jamais revoir : Kerbin. Excité à l’idée de retrouver ses semblables, son chez lui et sa bien aimée, il fit les choses correctement : passé l’orbite de Minmus, il se sépara du reste du vaisseau (à qui il restait plus de 3000 m/s), ne comptant que sur sa capsule, son bouclier thermique et ses parachutes pour le ramener à bon port.

La rentrée atmosphérique se fit à 4500 m/s : jamais aucun Kerbal nétait rentré aussi vite. Mais Merbie restait tranquille : l’angle de rentrée était très doux, ce qui laissait le temps au vaisseau de bien freiner. Aussi il ne subit qu’un maximum de 7g. Les parachutes se déployèrent à 4000 m, avant de s’ouvrir complètement à 1000 m. A 400m, Merbie s’offrit une petite folie : il sortit de sa capsule et se jeta dans le vide, avant d’ouvrir son propre parachute à une centaine de mètres de la mer. Après avoir cabré sa voile pour casser la vitesse horizontale qui lui restait, Merbie plongea dans l’eau, avant de remonter à la surface, juste à temps pour voir sa capsule toucher l’océan dans un grand « splosh ». Mission accomplie.Quelques heures plus tard, alors que Merbie serrait dans ses bras son épouse qu’il n’avait pas revu depuis plus de cinq ans (soit en réalité un an et trois mois, mais les kerbals n’ont pas la même perception du temps que nous), Wernher von Kerman vint le voir pour le féliciter de son excellent travail, car la mission avait rapporté 1479 points de science, qui permirent de rechercher de nouvelles pièces pour des missions futures. Gene Kerman était aussi là, et félicita Merbie pour son courage. Il lui annonça également sa retraite anticipée, car comme, le science Jr. et le conteneur de Goo (les seuls instruments demandant un scientifique pour les reset) ne sont jamais emmenés en mission interplanétaire, le KSCFS peut envoyer sans problème un pilote, qui même en cas de coupure radio, pourra faire des menoeuvres seul. Le KSCFS célébra le retour de son héros, et même s’il ne repartit plus jamais dans l’espace, Merbie Kerman portait toujours symboliquement l’uniforme de Kerbonaute, et continua de travailler au KSCFS en tant que consultant en voyage interplanétaire, procurant ses conseils à Jebediah et Valentina Kerman, candidats potentiels pour les futurs voyages vers de nouvelles planètes…

  • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 6 mois par FSTH000.

Plus de 100 heures de vol selon Steam, beaucoup plus en réalité... Je fais aussi des blueprints publiés chaque mercredi par les Facebook et Twitter officiels de KSP : https://www.artstation.com/fabiansteven