Répondre à : L’épopée scientifique du KSCFS

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#14980
FSTH000
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Episode 3 – Premier pas sur Duna

Le moteur nucléaire débloqué, j’ai construit un vaisseau interplanétaire en Asparagus, avec un lander. Par précaution, je n’ai pas envoyé Bob risquer sa vie, mais un Kerbal scientifique dont j’ai pas retenu le nom. Pour lancer ce vaisseau, j’ai repris ma fusée Asparagus à 4 moteurs latéraux, où pour ces derniers j’ai remplacé les RE-I5 par des RE-M3, afin de donner plus de patate. Quelques struts, et une fois la bonne configuration de planètes atteinte (c’est loooooooooooooooong), je décollai finalement du pas de tir du KSC. Une fois en orbite, je me la suis joué Apollo, en détachant mon vaisseau du lander encore accroché au 2e étage, et en le retournant pour finalement le docker au lander. Pour la manœuvre d’injection en orbite solaire, bien qu’il restait 300 m/s dedans (sur les 900 que je devais faire), j’ai décidé de larguer l’étage. Pourquoi ? 1. J’ai une bonne réserve de delta-v ; 2. avec une puissance de moteur pareille pour une telle longueur, c’est instable ; 3. Parce que j’aime le challenge ; 4. M’en fous, j’ai du delta-v en réserve.

Une fois sorti de la SOI de Kerbin et ma trajectoire vers Duna programmée, je retournai au KSCFS faire deux choses : transmettre les 499 science de mon labo (niveau batterie c’était juste, la transmission s’est finie juste avant la panne sèche) et construire un satellite de communication (avec la nouvelle antenne relais et nouvelles batteries fraîchement débloquées), histoire de pallier les difficultés du vaisseau en la matière (quatre 16-S, qui en plus sont placés sur les réservoirs latéraux amenés a se découpler faute de place. Vous avez dit efficacité ?).

Le satellite étant léger, j’utilisai ma petite fusée a 2 moteurs latéraux (celle qui a lancé le lander pour Minmus et la station). Après avoir envoyé un satellite en orbite solaire (ce qui n’eut aucun effet sur le vaisseau, qui se retrouvait déjà avec les commandes verrouillées), j’en envoyai un autre vers Duna. Mais le vaisseau arriverait sur Duna avant le satellite. J’ai donc fait la circularisation sans nœud de manœuvre, à l’instinct. Le satellite est arrivé, et son réservoir est tombé à court de carburant 50 m/s avant la circularisation parfaite autour de Duna. M’en fiche : il est en orbite (un peu au delà de l’orbite de Ike), c’est tout ce qui compte. Le moteur nucléaire est vraiment le meilleur, je n’ai largué que deux réservoirs latéraux sur les six. Quant je vous disais que ça serait large pour le retour…

Le contact a donc été repris entre le vaisseau et Kerbin, à hauteur de 41%. N’ayant pas de conteneur à science, j’enverrai les rapports et expériences d’altitude par radio, et garderai les relevés effectués au sol. Le vaisseau s’est placé sur une orbite équatoriale de 75km, en pointage anti-normal (il n’a ni RCS ni commande à distance). J’ai donc détaché le lander et suis descendu vers la surface de Duna. Je comptais sur l’atmosphère pour faire un atterrissage entièrement aux parachutes, mais l’effet de freinage n’est pas assez important : à 2000m du sol ma vitesse était encore trop importante pour que les parachutes puissent s’ouvrir j’ai donc un petit peu freiné au moteur pour que le déclenchement se fasse. Ma vitesse de descente finale était de 12 m/s, légèrement au dessus de la tolérance des pieds : j’ai freiné légèrement avant le contact, qui se fit à 7 m/s.

Vraiment, et je n’aurai de cesse de le dire, le revamp des textures de surface est une des choses les plus géniales qu’ait fait Squad. Pour vous donner une idée, en voyant le paysage, j’étais bouche bée en disant à voix basse « wouaah, que c’est beau » : la dernière et unique fois que j’ai eu ce ressenti en voyant un truc sur un écran, c’était devant le plan aérien de la Tyrell Corporation dans le final cut de Blade Runner. Merbie Kerman profite également du paysage, mais avouons le, c’est plus joli quand on est dehors, non ? Je fis donc faire à mon kerbonaute ses premiers pas sur Duna, et plantai le drapeau une dizaines de mètres plus loin. Une fois le rapport et le prélèvement effectué, pas le temps de niaiser, il faut penser à repartir ! En donnant un coup de warp pour placer le vaisseau interplanétaire dans une position adéquate pour le docking, je me rends compte que le lander se trouve pile sur le terminateur de la planète. Je reviens à la vue normale, et le coucher de soleil est si beau que je fais redescendre Merbie le temps d’une photo. Peu après, je décolle. Je pensais compter sur le gravity turn, mais ça marche avec une fusée de 100 tonnes, pas avec un petit lander ! Ma trajectoire suborbitale est donc très moche et ma circularisation pas très optimisée. Mais ça va, il me reste 300 m/s de réserve !

J’arrive finalement en vue du vaisseau, qu’il n’a pas dévié d’un degré de la position où je l’avais laissé (laissez toujours vos fusées en orbites pointées vers le marqueur normal, quand vous descendez à la surface ; merci Bill Silverlight). Cependant le docking est plus délicat que prévu : à cause de l’échelle, je n’ai pu mettre que deux RCS sur le lander, ce qui fait qu’il ne peut translater que sur deux axes (avant arrière et haut bas) ! Pour faire une translation dans l’axe manquant, je dois tourner le vaisseau d’un quart de tour pour pouvoir pousser dans la bonne direction. Éprouvant. Mais j’ai fini par me docker avec succès ! J’ai envoyé tous mes rapports à Kerbin (jamais de déperdition de science). Pour les instruments, j’ai fait sortir Merbie pour les récupérer.

A l’origine, j’avais 2 paires d’instruments : une pour l’atmosphère et une pour la surface. Malheureusement, occupé à par l’atterrissage puis le décollage, j’ai oublié de faire les mesures en atmosphère. Pas grave, mon labo me rapporte assez de science comme ça : la preuve, je ne me suis pas gêné à envoyer les mesures dans l’espace au dessus de Duna avec une connexion moisie (41%). Encore en orbite autour de la planète, j’ai désamarré le lander et ai programmé mes points de manœuvre. Et oui, je parle au pluriel car j’ai programmé deux points de manœuvre en même temps. Un pour s’échapper de Duna, et un autre, situé un quart d’orbite plus loin, pour la rencontre avec Kerbin. Dans ce genre de situation, c’est beaucoup mieux de prévoir comme ça que de faire au fur et à mesure. D’autant plus que d’après ksp.olex.biz, les planètes n’étaient pas du tout dans la configuration idéale pour un retour (chose amusante, elle l’étaient lors de mon 2e point de manœuvre). Durant le second burn, je largue encore une paire de réservoirs. Il m’en reste alors trois, et presque 8000 m/s de delta/v. Longtemps plus tard, j’arrive finalement en vue de Kerbin. Je burn un coup pour ramener le périapsis à 50km, pour profiter de aérofreinage. Il reste 7700 m/s dans le vaisseau. Mais en l’état, si je ne fais rien de plus, je risque d’arriver à près de 4000 m/s sur l’atmosphère, ce qui n’est pas très recommandable. Passé l’orbite de Mun, le décide de donner un bon coup de frein : plus de 1000 m/s de perdus ! Mais la manœuvre a son effet pervers : le périapsis a disparu et la trajectoire forme un angle d’environ 50 degrés avec Kerbin, ce qui s’est très brusque. Pourvu que ça passe.

Je larguai donc le corps principal de mon vaisseau, auquel il restait deux réservoirs latéraux et… environ 6500 m/s de delta-v. Je warp jusqu’à me rapprocher de l’atmosphère (avec le clic sur trajectoire puis « avancer ici », c’est mieux que l’interface ordinaire), et passe en warp physique x4 passé les 70km. Et là je vous jure, la capsule est passée de 69 km à 20 000 m en à peine 3 secondes, soit douze secondes en temps réel. L’aiguille des G à littéralement frappé le haut du cadran, laissant supposer un facteur de charge absolument obscène (j’ai pas regardé combien, mais si j’avais activé l’option, Merbie serait sans doute dans les pommes, voire pire) et les parachutes ont failli exploser ! Finalement, la capsule se pose dans les déserts de Kerbin. Durant la descente, j’ai pris le risque de faire sortir Merbie pour faire un rapport, au pire s’il était tombé il lui restait son parachute. Bilan : 520,9 science (j’ai pris la solution de facilité en envoyant les expériences effectuées dans l’espace au dessus de Duna, au lieu d’aller les chercher pour les ramener dans le pod), mission accomplie !

  • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 6 mois par FSTH000.

Plus de 100 heures de vol selon Steam, beaucoup plus en réalité... Je fais aussi des blueprints publiés chaque mercredi par les Facebook et Twitter officiels de KSP : https://www.artstation.com/fabiansteven