Répondre à : Mission de secours pour Opportnity

Connectez-vous.

Mot de passe oublié ?

Inscrivez-vous.


#11157
Hamster
Participant

Bonjour tout le monde,

Voici ma première participation « officielle » !  Autant vous dire que de la casse il y en a eu lors des missions tests, et que j’ai usé et abusé du F5/F9 avant de pouvoir dérouler tout ça de manière fluide.

Ah y’a du mechjeb (notamment décollage et docking) c’est pas que je sais pas faire, mais j’suis pas pilote dans l’âme, c’est la conception et l’enchainement des étapes qui m’intéresse le plus.

Mods : MechJeb, TweakScale, Infernal Robotics, pleins de parts…

Les ingénieurs du KSC ne pouvaient se résigner à laisser le petit rover seul et décidèrent de le ramener à la maison…

C’est dans ce but que la mission Hope for Oppy (H4O) à été conçue. Le principe est d’amener un atterrisseur récupérer Oppy et le ramener sur Kerbin.

Version finale du craft :

Déroulé de la mission :

Décollage et mise en orbite de parking à 200km :

C’est désormais le moment de partir en direction de Duna : le transfert se fait en 2 poussées : une principale, puis, quelques minutes plus tard une légère poussée de correction pour affiner la trajectoire, le but : effectuer un aéro-freinage à l’arrivée.

On se sépare ensuite du 2nd étage.

Les ingénieurs du KSC ont prévu à cet effet un découpleur qui n’exerce aucune poussée afin de ne pas modifier la trajectoire (d’où la présence des rétrofusées sur le 2nd étage). Hélas, il faudra tout de même effectuer une légère correction grâce aux RCS afin de compenser…

261 jours plus tard, H4O entre sous l’influence gravitationnelle de Duna.

Les paramètres sont nominaux, l’aérocapture devrais se dérouler normalement.

Déploiement du bouclier et c’est parti !

Après ce premier freinage H4O est en orbite elliptique autours de Duna. Le bouclier est largué, le bouclier de l’atterrisseur suffira pour les prochaines manœuvres.

Les manœuvres qui suivent mêlent aéro-freinage et brèves poussées à l’apoapsis afin d’obtenir une orbite circulaire à 89 Km.

H4O reste ainsi une douzaine d’orbite afin de checker l’ordre des procédures d’entrée, d’attendre que la zone ou se trouve Oppy soit parfaitement éclairée et que le relais déjà en orbite soit bien positionné pour ne pas avoir de coupures radio.

C’est parti ! séparation de l’atterrisseur et éjection du cache du moteur de désorbitation. Le module de retour reste en orbite.

Calcul de la poussée de désorbitation, on anticipe le fait que la trajectoire ne sera pas aussi tendue que sur les projections à cause :

  • Des frottements de l’atmosphère,
  • De l’ouverture du parachute de freinage.

Les ingénieurs du KSC ont encore une fois été généreux, avec près de 10m/s d’ergols restants après la manœuvre prévue…

Les moteurs de désorbitations sont largués avant l’entrée dans l’atmosphère et en avant pour le grand plongeon !

A environ 12000 m le parachute de freinage se déploie, puis s’ouvre à environ 8000m, quelques secondes plus tard le bouclier thermique est largué.

La trajectoire s’affine, les ingénieurs du KSC retiennent leur souffle à la lecture de la télémétrie, il semblerait que H4O va atterrir très près d’Oppy, plus près qu’ils ne l’avaient espéré !

6000m l’atterrisseur est largué, les trains sont déployés, les parachutes d’atterrissage sont programmés pour s’ouvrir 3000 m plus bas.

Ouverture des parachutes comme prévu.

Et TOUCHDOWN ! les équipes du KSC n’en reviennent pas elles-mêmes ! H4O s’est posée à 284m d’Oppy !

Mais ce n’est pas terminé, le plus dur reste à venir : larguer les compartiments parachutes, rentrer les trains pour permettre à l’atterrisseur d’utiliser ses roues et se diriger vers Oppy. Ensuite, venir se positionner derrière et activer les vérins qui vont permettre à H4O de venir « au-dessus » d’Oppy.

Une fois correctement positionné, les vérins sont rabaissés et les trains ressortis, cela permet un positionnement parfaitement stable. La pince sur vérin peut désormais entrer en action et venir arrimer fermement Oppy en vue de son voyage de retour.

Oppy n’est déjà plus en contact avec le sol qu’il à foulé 15 années durant…

H4O prépare maintenant ses systèmes au décollage et attends que le module de retour resté en orbite passe à la verticale de sa position pour larguer le système de roues sur vérins et déclencher le décollage.

Malgré les apparences, il s’avère que le positionnement des moteurs engendre pas mal d’instabilité, mais ce problème avait été anticipé et les moteurs ne sont poussés qu’à 70% de leur puissance.

Après circularisation à environ 80km, une manœuvre dite de Hohmann permet à l’atterrisseur de rejoindre le module de retour.

L’étage de remonté est alors largué et le module de retour prends la main sur la manœuvre pour venir docker l’ensemble.

L’ensemble reste en orbite 1 an et 180 jours dans l’attente d’une fenêtre de transfert favorable pour le retour. Il est apparu par la suite que le retour aurais pût être immédiat tant les ingénieurs du KSC ont étés généreux en ergols cette fois encore… (presque 800m/s !)

Le retour se fera par un seul et unique aéro-freinage, les ingénieurs ont toute confiance dans la conception du bouclier thermique. (Ils sont en outre très reconnaissants dans l’oubli de la réinstallation du mod Deadly Reentry quelques semaines auparavant…)

GOOD BYE DUNA !

Après presque 250 jours de voyage, H4O et sont précieux passager arrivent dans la sphère d’influence de Kerbin.

Largage du module de retour et ouverture du bouclier thermique.

WELCOME BACK HOME OPPY !

 

  • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 années et 8 mois par Hamster.