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#10570
Verthel
Participant

En cette belle matinée ensoleillée et après de nombreux essais, une fusée est enfin prête à faire le voyage sans escales vers EVE, avec atterrissage et décollage permettant à la capsule de 3 kerbonautes de revenir sur Kerbin.
Dans quelques années, mais il est prévu qu’ils reviennent entier.

Spoiler:

La capsule est accompagnée d’un bouclier thermique pour respecter le critère de poids du cœur du vaisseau (4.4 tonnes).
S’ajoute le poids du module de propulsion au Xénon qui assurera le voyage retour d’EVE vers Kerbin. C’est un choix personnel suite à plusieurs essais. Je voulais essayer une version sans avoir un module de retour qui attends la capsule en orbite d’EVE.

Spoiler:

La fusée qui atterrit sur EVE et décolle est nettement plus volumineuse avec ses 467 tonnes avec le plein du carburant.
Le premier étage avec ses 4 moteurs Mammouth permet la descente sur EVE à partir d’une orbite de 100 km ainsi que le décollage après ravitaillement complet au sol.
Le second étage est propulsé par 3 Vectors et 1 RE 12 Skipper central.
Le troisième étage utilise un unique AJ 10 RE-J10 Levrier (ISP dans le vide de 412). Vu qu’il sera déclenché à haute altitude, c’est parfait pour la mise en orbite au dessus de 90 km.

Pour le départ de Kerbin, les étages 2 et 3 sont vides pour gagner du poids.
L’étage 1 qui fera la descente est réglé à une delta-V d’environ 2600 m/s.
Sur l’étage 3 sont fixés 3 supports pour l’aérofreinage et les parachutes, on en parlera plus loin.

Le trajet Kerbin EVE est assuré par un étage monobloc utilisant 12 NERV pour un delta-V de 3500 m/s

La mise sur orbite de Kerbin est assurée par 5 gros propulseurs quasi identiques avec 12 Vectors chacun.
Autour du propulseur central, 2 paires en asperge permettent d’atteindre un Delta-V (vide) de 4700 m/s tout en ayant des TWR permettant que ça s’élève et de mettre 627 tonnes en orbite.

La masse totale au décollage de Kerbin est de 4506 tonnes avec 462 pièces.

La partie minage sera vue plus loin.

De très nombreuses difficultés techniques ont du être résolues au cours des essais.

La première concerne la séparation des étages en asperges du propulseur.
Vu leur masse et leur inertie, le premier largage dans l’atmosphère à tendance à taper les autres propulseurs lorsque la fusée n’est pas parfaitement verticale.
Les Sépatrons sont un peu léger pour la tâche, j’ai donc utilisé 2 booster à poudre RT-5 « Puceron » à demi charge, de part et d’autre de chaque booster.

Première séparation dans l’atmosphère :

Spoiler:

Deuxième séparation dans le vide :

Spoiler:

Après la mise en orbite et avoir vidé le carburant restant, il est temps de larguer le propulseur initial et pouvoir lancer les NERV qui nous conduiront à EVE.

Spoiler:

Le problème est que le delta-V de 3500 m/s est associé à un TWR initial de 0.12, soit 41 minutes de poussée.
On n’est pas pressés, le voyage doit durer des années.
Les étapes orbitales se feront par des poussées successives de 3 minutes environ.

Après la mise en orbite solaire, le changement de plan pour s’aligner sur EVE et une circularisation, on peut lancer la poussée vers EVE qui nous conduira à un périgée de 300 km.

Spoiler:

A ce périgée, on fera environ 5 poussées pour la circularisation et le changement d’inclinaison pour se mettre à 0°. La zone d’atterrissage étant très proche de l’équateur, c’est le plus pratique.

Tout ceci nous amène à une orbite circulaire de 100 km.
On largue le propulseur atomique.

Spoiler:

J’y ai mis un module de contrôle pour le précipiter dans l’atmosphère d’EVE. A 43 km, les moteurs finissent d’exploser.

Spoiler:

Mais la structure vide résiste et freinée par l’atmosphère très dense d’EVE finira son existence en flottant dans la mer.

Revenons au vaisseau principal qui est en configuration pour la descente.
Les 3 boucliers gonflables positionnés sur des supports latéraux sont ouverts avant la manœuvre (obligatoire pour que le calcul de Trajectories soit à peu près correct).
Le bouclier inférieur sera ouvert après la poussée rétrograde.
L’étage étant chargé en carburant pour avoir 2600 m/s, on prévoit une manœuvre d’environ 2100 m/s visant le point d’atterrissage. Le reste s’évapore en partie le temps d’atteindre le sol et sera utilisé pour atterrir en douceur.

Spoiler:

La vitesse dans l’atmosphère sera limitée 1550 m/s vers 50 km puis ça diminuera rapidement.
La solution de 3 boucliers gonflables en partie supérieur est sans effet sur l’aspect thermique mais permet un freinage phénoménal ainsi qu’une stabilisation de la trajectoire vu qu’ils compensent largement le bouclier inférieur qui lui sert à protéger de la chaleur et pour partie au freinage. Ca évite le risque de basculement.

Le point d’impact est fixé, à coté d’un petit lac situé à la droite du grand cratère équatorial d’EVE.
On frise les 10g de décélération et la chauffe est limitée à 65%. C’est suffisant sans Deadly Rentry. Pour Deadly rentry, il faudrait 4 systèmes de freinage et rentrer dans l’atmosphère sans dépasser 1200/1300 m/s

Spoiler:

Au dessus des 3 boucliers supérieurs, on note la présence de 3 parachutes MK16 Xl et 6 MK2-R. L’atmosphère d’EVE est une telle soupe qu’associés aux 3 boucliers gonflables, ça suffit pour arriver vers le sol aux alentours de 10 m/s.
On reviendra plus tard sur la présence des boosters à poudre Puceron.

On descend tranquillement vers la rive d’un petit lac.

Spoiler:

Les 3 gros parachutes s’ouvrent à 2000, la vitesse passe à environ 15 m/s.
Le bouclier inférieur est largué. Malgré 4 Sepatrons pour l’expédier plus vite, il vient se recoller aux moteurs. Une petite poussée des Mammouths l’envoie valdinguer. L’idée est d’éviter de se poser dessus une fois au sol, au risque d’abimer les moteurs.

Spoiler:

A 400 m, les 6 parachutes moyens s’ouvrent et on ralentis à 10 m/s.
Une dernière poussée qui va vider le carburant nous fait poser à moins de 4 m/s.
Je n’ai pas utilisé de jambes d’atterrissage, c’est trop fragile. Le bazar fait quand même 150 tonnes à vide.

Spoiler:

(à suivre).